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Le droit à la santé n’est pas garanti au Cameroun

L’inhumanité est un comble dans un hôpital, dont la mission est d’accueillir pour soulager la souffrance et repousser la mort. Un hôpital n’est quand même pas un camp d’extermination, sauf au Cameroun, où aller à l’hôpital est équivalent à une sentence de mort.

Nous sommes bel et bien au Cameroun, au XIXe siècle, ici, tout est possible . Un pays qui ne croit plus à aucune valeur, et surtout pas au sacerdoce supposé sauver des vies humaines et qui ne lui laisse pas  à  priori, le droit au mépris, à l’arrogance et à l’irresponsabilité.

Nous ne cesserons de le dire, quand un pays est dirigé par des irresponsables corrompus, par des hommes zélés dépourvus de tout patriotisme, ou téléguidé par un groupuscule clanique qui s’autoproclame détenteur de l’avenir du pays, avec une litanie de fausses promesses… Voilà ce à quoi nous pouvons nous attendre. La déliquescence de notre société.

Si le pouvoir en place au Cameroun était réellement responsable et compétent, il reconnaîtrait qu’il est en face à de multiples problèmes qu’il devrait chercher à résoudre très vite, au lieu de se livrer à une polémique stérile qui contribue inlassablement à détruire l’image du Cameroun.

Alors que Monique Koumatéké et ses jumeaux ne sont pas encore inhumés, le Cameroun vient encore de montrer aux yeux du monde entier  ses prouesses de l’inhumanité dans les hôpitaux avec la décès d’hier 25 mars 2016,à l’hôpital central de Yaoundé, suite à un manquement, des prématurés de six mois

Face à cet autre drame, deux versions des faits s’opposent

Version du Docteur ETOA :  » En attendant de trouver une place dans une couveuse, les prématurés sont généralement placés sous une lampe radiante (chauffante) pour qu’ils gardent la bonne température. C’est ce qui est fait, tout en tentant des gestes désespérés de réanimation. Les parents trouvent une couveuse à la fondation, mais les enfants sont déclarés morts.

Version du couple NKIMIH :  » la jeune sœur restée dehors subit déjà l’arnaque des infirmières de l’hôpital qui lui soutirent déjà 15.000 FCFA sous prétexte des médicaments dont aura besoin sa sœur au moment de l’accouchement ainsi que d’autres petits sous. On fait aussi savoir que sa sœur devant donner naissance à des prématurés de 6 mois, les couveuses vont être indispensables pour leur survie mais que la maternité n’a pas d’éprouvettes disponibles. Elles lui recommandent de se rendre à la Fondation Chantal BIYA pour voir s’il y a des éprouvettes disponibles. Elle s’y rend immédiatement mais la fondation lui fait savoir qu’elle n’a qu’une seule éprouvette disponible à ce moment là. Elle demande si elle peut déjà réserver cette éprouvette. Elle revient vers les infirmières accoucheuses de l’hôpital central pour leur donner l’information et savoir si elle peut utiliser cette éprouvette pour les triplés. Ces dernières lui disent non et lui recommandent plutôt d’aller à l’hôpital Bethesda (Hôpital du Full Gospel Church nouvelle route Bastos). La-bas rien. Elle revient leur rapporter la nouvelle, on lui dit d’aller voir du côté du CHU. Au CHU rien. Elle revient on lui indique maintenant un centre de santé ou maternité à Ahala. Ne sachant pas où se trouve exactement le centre en question, elle abandonna »

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Ce quadruple infanticide, révèle un nouveau scandale lié à la négligence médicale au Cameroun, pour faute de couveuse…. Nous sommes bel et bien au XIXe siècle

Après l’examen de ces cas parmi tant d’autres, nous pouvons arriver à la conclusion que certains hôpitaux sont de véritables mouroirs ; quel chef de famille n’est pas angoissé si un proche tombe malade ?il est fréquent de rencontrer dans les couloirs des hôpitaux des mines tristes à la recherche d’une main généreuse pour leur venir en aide .Ce qui n’est plus si évident. l’inconscience et l’insouciance de certains de ses hommes en blouse blanche face à la souffrance de ses malades frisent la haine de toutes personnes doté de bon sens. La solidarité d’antan a tendance à déserter nos murs du fait d’une société de plus en plus égoïste

A propos des hôpitaux publics camerounais, il se raconte des histoires à dormir debout : des femmes qu’on gifle dans les salles d’accouchement de la maternité, des malades que des médecins laissent trépasser parce que non accompagnés aux urgences et, plus hallucinant, des corps qui se décomposent faute de courant électrique dans la chambre froide de la morgue de l’hôpital…

Vous n’avez sûrement jamais été dans une salle d’hospitalisation au Cameroun, à contempler les gestes d’un malade qui se nettoie le cul après s’être soulagé dans un seau fermé et dissimulé sous son lit. Ça ne prête aucunement à rire, mais, posez vous la question sur son geste. Il vous répondra que les toilettes ne fonctionnent plus depuis belle lurette et que l’eau du robinet ne coule plus. Malheureusement, ce sont les malades qui font les frais de ces manquements dans nos formations sanitaires. A regarder de près les souffrances que les patients endurent dans nos hôpitaux, on a l’impression de l’inexistence de l’Etat.

Ouvrez  bien vos yeux, les difficultés demeures dans les hôpitaux camerounais, rupture de produits essentiels pour des interventions chirurgicales, déficit de personnels qualifiés, manque de motivation des médecins qui préfèrent quitter les hôpitaux publics pour aller intervenir dans le privé ,faiblesse du plateau technique, certificat médical de complaisance, la promotion du canapé qui fait rage dans les hôpitaux ,surtout dans les centres de santé, l’abus de pouvoir de ces chefs d’établissement, etc. Le droit à la santé n’est pas garanti au Cameroun

 

Huges Seumo

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