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Douala: Le chantier du boulevard de la République pertubé par un mouvement de grève de la population

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Les populations du quartier Bonabassen à Douala manifestent sur le chantier du boulevard de la République. A l’origine de la tension observée, la décision de Fritz Ntonè Ntonè délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala (Cud), de procéder à de nouvelles casses de maisons.

Les travaux sur le chantier du boulevard de la République à Douala ont connu un arrêt momentané lundi dernier. Quelques dizaines de personnes furieuses ont envahi le site. Ceux-ci ont entamé une série de manifestations pour s’insurger contre la décision de Fritz Ntonè Ntonè, délégué du gouvernement auprès de la Cud, de casser à nouveau des maisons. Munis des pancartes, ces hommes et femmes courroucés ont barricadé le carrefour Bonabassem. Ceci jusqu’à l’intervention des agents de police du commissariat du 9ème. Ils sont arrivés sur les lieux accompagnés du commissaire. La médiation du commissaire a porté des fruits. Car, la population sortie manifester a stoppé toutes hostilités. Permettant de ce fait, la reprise des travaux sur le site de construction du boulevard de la République. «Il nous a promis que les autorités compétentes vont tout faire pour régler ce problème raison pour laquelle nous avons arrêté la manifestation », déclare Thierry Folong habitant du quartier.

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Pour Fritz Ntonè Ntonè, délégué du gouvernement auprès de la Cud, il est question d’ « élargir la route de deux mètres ». Vendredi dernier le délégué du gouvernement auprès de la Cud « a effectué une visite de travail sur le chantier ». Durant ladite visite Le Quotidien de l’Economie édition en kiosque du 26 janvier 2016 écrit que Fritz Ntonè Ntonè « aurait demandé qu’on détruise d’autres maisons d’habitations pour élargir la route de deux mètres selon les riverains ». Le journal rapporte les propos d’un manifestant qui déclare «on ne sait pas pourquoi on veut encore casser d’autres maisons dans ce quartier. Ce travail a déjà été fait il y’a aujourd’hui deux ans ».

Aujourd’hui, ces hommes et femmes vivent avec la peur au ventre. La peur de perdre leurs habitations sans toutefois avoir un site de recasement. « On ne peut pas se lever un matin et nous demander de partir. Où allons-nous aller avec les enfants ? Même si on doit casser les gens, il faudra les indemniser et leur donner du temps pour se recaser », nous explique Thierry Folong. Ce dernier se dit prêt à revenir sur le chantier au cas où la décision de Fritz Ntonè Ntonè  délégué du gouvernement auprès de la Cud prendra effet.

Liliane J. Ndangue

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