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Douala Kotto : plainte après une agression étrange

Brigitte B. a remis 180 000 F à des inconnus qui l’ont hypnotisée dans un taxi samedi.

Abasourdie. C’est dans cet état que se trouve encore Brigitte B., femme d’une trentaine d’années, agressée il y a quelques jours dans un taxi au quartier Kotto. Une agression à peine croyable, que ses proches et elle-même n’arrivent toujours pas à comprendre. La dame confie à CT que samedi en mi-journée, elle a emprunté un taxi pour la Cité des Palmiers. Elle prend place à l’arrière, où se trouve un passager d’une quarantaine d’années. Peu après, alors que le taxi roule, son voisin dit qu’il a besoin de 180.000 F. Et continue calmement en lui disant que c’est elle qui va les lui donner. Croyant à une blague, la dame ne fait pas attention. Le monsieur reprend ses propos en se tournant cette fois vers Brigitte.

Cette dernière dit avoir levé les yeux et croisé son regard. Ensuite, elle a été comme « hypnotisée, envoûtée ». Dans un état second, elle ouvre son sac et lui remet tout ce qu’il contient. Une somme de 55.000 F change ainsi de main. L’affaire n’est pas close pour autant : « J’ai demandé 180.000 ! », gronde l’agresseur. Brigitte dit que c’est tout ce qu’elle avait sur elle. Pendant tout ce temps, le taxi continue de rouler. Le conducteur jette de temps en temps un coup d’œil dans le rétroviseur.

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Après un petit silence, le mystérieux passager-agresseur demande à sa victime de faire le tour des domiciles de tous ses proches et connaissances. Question de « compléter »… Ce qu’elle fera, comme une automate.

Brigitte a rendu visite a cinq personnes, racontant à chaque fois « une histoire à dormir debout » pour obtenir d’elles un peu d’argent. A chaque fois, le taxi l’attendait dehors, et elle venait y remonter, comme téléguidée. Après avoir réuni la somme exigée, la jeune femme a été abandonnée à Bonamoussadi et dépouillée de certains de ses effets, dont son téléphone portable. Elle dit avoir erré une bonne trentaine minutes avant de reprendre ses esprits et être rentrée chez elle complément sonnée. Mardi dernier, après cette étrange agression, ses bourreaux l’ont rappelée à son numéro reconduit et menacée. Prise de peur, elle a finalement décidé de porter plainte.

Sources : Cameroun Tribune

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