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Douala a-t-elle renoué avec son image de cité poubelle ?

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Dans les quartiers ou les marchés, les déchets semblent traîner plus longtemps, au grand dam des populations. Douala a-t-elle renoué avec son image de cité poubelle ? C’est la question qu’on se pose au vu des ordures ménagères qui s’entassent de plus en plus longtemps dans les quartiers et les marchés de la ville. En effet, on constate depuis quelque temps un ralentissement dans la collecte des ordures ménagères à Douala.

Les ordures s’entassent à Douala

Dans les quartiers, les rues et les marchés, ces immondices s’amoncèlent. A Bépanda fin goudron Omnisports et dans bien d’autres endroits de ce grand quartier par exemple, les populations ne savent plus où donner de la tête, face à cette situation qui devient de plus en plus inquiétante. Dans les quartiers Deido, Bonabéri Ngangué, etc. le scénario est le même : les déchets jonchent les rues çà et là. Et le tableau est malodorant, on s’en doute.

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Les espaces marchands, on l’a dit, ne sont pas épargnés. Au Marché central, les vivres côtoient les poubelles, sous le regard de commerçants à la fois surpris et impuissants. Maryvonne D., vendeuse de manioc, semble résignée devant une situation qui perdure : « Je ne sens plus les odeurs ni la présence des mouches, j’ai l’impression de la société chargée de ramasser les ordures nous a abandonnés. Chaque jour les déchets augmentent. On ne sait pas ce qui se passe ». Sa voisine qui suit la conversation entre le journaliste de CT et la commerçante intervient. « Avant, tous les soirs les éboueurs nettoyaient le marché, le matin quand nous arrivions tout état propre mais depuis bientôt un mois les choses ont véritablement changé », confie la dame, qui restera anonyme.

En dehors du Marché central, ceux de la Cité des Palmiers, de Bonamoussadi et de New Deido offrent également un visage peu reluisant. A Bonamoussadi, une bonne partie de la chaussée est occupée par les vendeuses et… des ordures.

Ajoutons que certains axes routiers ne sont pas en reste. On note ainsi que des terre-pleins, comme celui du Boulevard des Nations de Nokololoun sont touchés par cette invasion d’ordures. Autant de clichés qui avaient disparu depuis longtemps de la face de la cité économique.

Mireille ONANA MEBENGA 

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