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Deux patrons de Tradex devant la barre

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Le DG accusé notamment d’abus de confiance cite son poursuivant pour calomnies et tentative d’escroquerie. Les deux affaires ont été appelées successivement jeudi 5 mars 2015 mais pas dans l’ordre chronologique de leur présentation au Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo par Barthélémy Ambassa d’abord, et Perrial Jean Nyodog, ensuite.

Le premier, représentant du cabinet juridique Custodis, estime avoir été victime d’un abus de confiance de la part du second, Dg de la société de distribution de produits pétroliers Tradex, et de Robert Baha, alors directeur des opérations de l’entreprise. Au fond de l’affaire : une somme d’argent dont le montant n’a pas encore été dévoilé, le tribunal n’étant pas allé au fond.

En réaction à la plainte de M. Ambassa formulée en août 2014, M. Nyodog et la société Tradex ont aussi saisi le même tribunal. Pour eux, la dénonciation est calomnieuse. « Il nous poursuit pour rétention sans droit de la chose d’autrui et abus de confiance et nous disons que c’est une tentative d’escroquerie qui est à l’origine de sa dénonciation que nous qualifions donc de calomnieuse », a déclaré en substance un des conseils de Tradex et de ses deux hauts cadres.

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En rapprochant ces deux plaintes, peut-on parler de connexité ? Oui, indiquent Barthélémy Ambassa et son conseil. Dès lors, concluent-ils logiquement, les deux affaires devraient être jointes et jugées comme une seule. Non, rétorquent l’autre partie et le procureur de la République ; bien que les avocats de Tradex ne redoutent pas une jonction des procédures indépendamment examinées jusqu’alors. Sur ce différend dans le différend, le Tpi se prononcera le 19 mars prochain.

Plus tard, le 7 mai, il poursuivra l’examen de la plainte initiale, formulée par M. Ambassa. Encore faudra-t-il alors que les deux dirigeants de Tradex mis en cause soient présents. Lors de la dernière audience, ils étaient empêchés pour des « raisons indépendantes de leur volonté » selon leurs avocats qui ont aussitôt sollicité un renvoi. « Ils ne viennent pas et n’ont pas l’intention de le faire. Cela fait quatre fois ! En matière de citation directe, l’on doit se présenter soi-même… Nous accepterions donc un renvoi comme le demande la défense mais qu’il soit ferme », s’est indignée la partie plaignante.

Si le tribunal l’avait suivi, une nouvelle absence de MM. Nyodog et Baha ne pourrait pas empêcher l’examen de la plainte au fond. Les accusés seraient alors considérés comme présents dans la procédure contradictoire. Pour justifier sa décision, le tribunal a argué de ce que les avocats de ceux qui doivent être dans le box des accusés ont promis de les faire venir.

Jean Baptiste KETCHATENG

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