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Deux éléments du Btap accusés de viol

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Ils ont disparu de la circulation au lendemain de l’accusation.

Dans la nuit du 8 au 9 juin 2014, deux éléments du Bataillon des troupes aéroportés de Koutaba (Btap) en détachement à Mokolo, ont, selon diverses sources, violé dans une salle de classe du collège d’enseignement secondaire d’Achigachia, une fille âgée de 13 ans et élève au cours moyen 2. Ce jour, alors qu’elle se rend à un mariage qui se déroule non loin de la caserne militaire de la localité, elle tombe sur deux militaires à la recherche de chair fraîche.

La jouvencelle est une proie idéale. Les deux soldats lui sautent dessus et abusent d’elle à tour de rôle avant de l’abandonne en larmes devant une salle de classe. Des passants vont vite reconnaître la jeune fille qui est transportée au domicile de ses parents. Ici, elle raconte que des militaires l’ont entraîné dans une salle de classe avant de l’abuser sexuellement. Le père de la victime se rend très tôt le matin du 09 juin à la caserne de l’armée pour se plaindre.

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Le chef d’unité lui conseille d’attendre le rassemblement afin que sa fille désigne ses bourreaux. Malgré l’accoutrement militaire qu’il n’arborait pas la veille, la violée reconnaît l’un d’entre eux. Il est expliqué au père de la victime qu’une enquête sera immédiatement ouverte. Depuis lors, plus aucune nouvelle des deux militaires devenus introuvables. Selon certaines indiscrétions, les deux hommes ont tout simplement été renvoyés à leur base d’origine. Pour avoir le coeur net, le 16 août 2014, le père de la victime se rend à Mokolo pour rencontrer le commandant du Bataillon d’intervention rapide (Bir).

Il sera repoussé à la guérite. Au grand courroux des riverains Achigachia, où l’histoire du viol de la jeune fille par deux militaires est sur toutes les lèvres. Ceux-ci, outre un accompagnement psychologique approprié de l’adolescente, exigent que les deux soldats soient punis.

© L’Oeil du Sahel : DAVID WENAÏ

 

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