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Des victimes de Boko Haram obligées de se prostituer pour subvenir aux besoins de leurs enfants

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À cause du manque de nourriture et de produits de première nécessité, les Nigérianes réfugiées fuyant les violences de Boko Haram se retrouvent à vendre leurs corps pour donner de la nourriture à leurs enfants dans les camps de déplacés internes.

Fatiguée de regarder ses cinq enfants affamés dans un camp pour les réfugiés fuyant Boko Haram dans le nord du Nigeria, Amina Ali Pulka a décidé de lier d’amitié avec un jeune homme qui travaillait dans la cuisine.

Désespérée de l’absence d’aide distribuée au camp de Bakassi dans la ville de Maiduguri, la jeune femme de 30 ans a des relations sexuelles avec l’homme en échange de nourriture supplémentaire pour ses enfants.

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« Je l’ai fait parce que je n’avais personne pour me nourrir ou me vêtir », a confié Amina à la Fondation Thomson Reuters par téléphone, ajoutant que l’homme, qui, comme elle, est un déplacé fuyant la violence de Boko Haram, lui a également donné de l’argent qu’elle a utilisé pour acheter du savon et des produits de première nécessité.

Amina, comme les nombreuses femmes des camps de déplacés du nord du Nigeria, échange des rapports sexuels contre de la nourriture, du savon et d’argent.

Les agences humanitaires ont dénoncé le manque de nourriture, la malnutrition et la diminution des réserves alimentaires pour les personnes déplacées dans l’Etat de Borno.

VOA

 

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