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Des pays impérialistes veulent ternir l’image du Cameroun

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Affaire Guerandi Mbara: Les défenseurs des droits humains appellent à plus de vigilance

Les organisations camerounaises œuvrant dans le respect des droits de l’homme se sont mobilisées pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur une information intéressée rendue par certains proches des pays impérialistes voulant ternir l’image du Cameroun.

DEPUIS LA PUBLICATION par l’hebdomadaire panafricain, Jeune Afrique dans son édition N°2801 du 14 au 20 septembre 2014 d’un article mettant sur la scène le capitaine Guerandi Mbara, l’information fait les choux gras de la presse camerounaise. Des interrogations fusent ça et là. Des hommes de médias, des observateurs avertis languissent dans l’attente d’une réaction du gouvernement camerounais. Pendant ce temps, de leur côté, les organisations camerounaises de défense des droits humains se mobilisent.

Celles-ci en l’occurrence l’Organisation des droits de l’homme et de la protection des citoyens africains (Odhpc) ont rédigé une mise au point. Derrière la Une de Jeune Afrique « Cameroun : Guérandi Mbara kidnappé et exécuté par les « services spéciaux » de Paul Biya ? », les compatriotes y voient « une information intéressée par certains proches des pays impérialistes voulant ternir l’image du Cameroun ». C’est la raison pour laquelle ces associations camerounaises dénoncent.

Elles estiment que « ce genre de dérive dans ces presses ont pour but de voir les peuples africains s’entretuer dans l’esprit de la haine et de la non tolérance. Sauf erreurs de notre part la convention du 28 juillet 1951 régit le droit d’asile à un citoyen du monde ». Pour le cas Guerandi Mbara, les défenseurs des droits humains appuient leurs argumentaires sur le plan juridique.

Ils indiquent: « au cas où ce dernier fils de notre Cher Pays le Cameroun est porté disparu comme déclare le journaliste de propagande impérialiste, il nous semble que ce dernier pourrait être le suspect N° 1, avant même le pays qui l’héberge et seul à veiller sur sa sécurité et ses déplacements selon les règles de droit international. Les informations relatives à ce sujet ne sont que la résultante de la Propagande, du mensonge, de la désinformation et de l’absence de la déontologie de la presse Française ».

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Les Organisations camerounaises remettent ainsi en cause le traitement journalistique de la presse française lorsqu’il s’agit de relater l’actualité internationale et notamment celle de l’Afrique. Voilà pourquoi les interlocuteurs déclarent que la désinformation se définit comme « un ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts privés et d’influencer l’opinion publique et privée ». Fort de cela, les organisations poursuivent en s’inspirant des textes, pour préciser que l’asile est conventionnel.

Et que la qualité de réfugié est reconnue à toute personne qui répond aux définitions de l’article 1er de la Convention de Génève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés. Toujours en guise d’arguments, les défenseurs avancent que la Convention de Genève ne définit pas la persécution, mais la jurisprudence de la cour a déduit de l’article 1 alinéa 2 qu’un certain nombre de conditions générales doivent être réunies pour que l’on puisse parler de persécution.

Le texte précise que la personne qui demande la reconnaissance de la qualité de réfugié :

    • doit avoir quitté le pays dont elle a la nationalité et ne pas vouloir ou ne pas pouvoir se réclamer de la protection de ce pays ;
  • la persécution doit revêtir un certain degré de gravité (par exemple, ne sont pas retenues comme telles, des brimades non accompagnées de mauvais traitements ou non suiviesde détentions) ;
  • et un caractère personnel (l’invocation d’une situation générale dans le pays d’origine ne suffit pas) ;
  • la demande doit être fondée sur l’un des cinq motifs mentionnés dans l’article 1A2 (sont exclus les motifs d’ordre privé ou généraux).

Par ailleurs, les organisations font savoir que depuis les années des indépendances, « la France n’a jamais permis aux pays africains francophones d’exercer leur souveraineté octroyée, et s’est toujours comportée en pays colonisateur. Le Gouvernement Français a toujours utilisé la presse comme élément déclencheur des guerres en Afrique. RFI, AFP, France 24, TF1, Jeune Afrique sont les instruments de la propagande politique coloniale Française en Afrique ».

L’Odhpc demande aux peuples africains d’être vigilants et de veiller à ce que le droit de l’homme domine sur la passion et la diversion de certaines presses, Radio et Télévisions.

© Aurore Plus : Linda Mbiapa

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