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Des innovations s’imposent à la Lutte contre la criminalité transfrontalière

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Le ministre, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, a présidé jeudi, au nom du chef de l’Etat, les travaux de la 16e session du Comité des chefs de police.
Les délégués aux travaux du 16e Comité des chefs de police de l’Afrique centrale (CCPAC) savent désormais ce qui leur reste à faire pour mettre la sous-région à l’abri des menaces nouvelles qui la guettent. En présidant les travaux de ces assises jeudi à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé, au nom du chef de l’Etat, le ministre, secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), les a exhortés à mettre en œuvre leur savoir-faire et la longue expérience acquise en matière de sécurité intérieure pour « produire des solutions concertées et innovantes pour combattre les différentes formes de criminalité en émergence en Afrique Centrale ». Ferdinand Ngoh Ngoh a cité en tête de ces menaces, « un fléau d’un genre nouveau dans notre sous-région : le terrorisme ». Le ministre, SGPR a, en effet, indiqué que l’illustration la plus visible de cette menace est la secte terroriste Boko Haram qui multiplie au sein de certains pays-membres du CCPAC, des assassinats, des enlèvements, des attentats-suicides et d’autres exactions. Ferdinand Ngoh Ngoh a d’ailleurs appelé à observer une minute de silence en la mémoire des victimes de la secte islamiste.

Des exactions de Boko Haram qui se situent à côté d’autres menaces qui interpellent les pays-membres de l’Afrique centrale. « Des médicaments illicites et contrefaits continuent en effet d’inonder les rues de nos centres urbains et de nos campagnes mettant en péril la santé de nos populations ; les saisies régulières de drogue et autres stupéfiants dans nos aéroports attestent du caractère transnational de ce phénomène criminel », a souligné le représentant personnel du chef de l’Etat. Et que dire de l’informatisation croissante dans nos pays qui a accéléré la cybercriminalité.

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Autant de menaces qui n’occultent cependant pas les progrès enregistrés par les polices de la sous-région. « La contribution du CCPAC dans la lutte contre la criminalité transnationale s’est également traduite, entre autres, par la multiplication des opérations de police contre le trafic international des véhicules qui ont permis de saisir plus de 300 véhicules volés à travers le monde », a indiqué le ministre, secrétaire général de la présidence de la République. D’autres opérations ont permis de saisir des tonnes de médicaments illicites, de même que l’on a assisté au démantèlement de nombreux réseaux de trafic de drogue. Ferdinand Ngoh Ngoh s’est, par ailleurs, félicité des thèmes choisis pour les travaux de Yaoundé qui traduisent l’engagement des services de sécurité et de police de la sous-région à faire face collectivement à ces défis anciens et nouveaux « qui constituent des tentatives de remise en cause de la paix et de la stabilité auxquelles nos pays sont attachés ». Le CCPAC peut néanmoins compter sur l’appui de l’Organisation internationale de la police criminelle, OIPC, Interpol, comme l’a indiqué le représentant du secrétaire général de cette institution hier. En clôturant les travaux hier soir, le ministre, SGPR s’est voulu optimiste : « le rapport final incite à l’optimisme quant à l’avenir de la coopération policière en Afrique centrale », a-t-il relevé.

L’un des faits marquants de la cérémonie d’hier, qui se déroulait en présence de nombreux membres du gouvernement, de ceux du corps diplomatique et des chefs de police de la sous-région a été le passage de témoin entre le président sortant du CCPAC, le général de police de 2e classe Jean François Ndengue, directeur général de la police congolaise et son successeur, Martin Mbarga Nguele, délégué général à la Sûreté nationale du Cameroun.

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