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La fin du mandat du Président Paul Biya découragera-t-elle les potentiels investisseurs ?

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Si l’on en croit certains analystes, l’approche de la fin du mandat du Président de la République pourrait créer un doute pouvant dissuader les éventuels investisseurs. Selon Le Quotidien de l’Économie du mardi 20 septembre 2016, de nombreux analystes jugent que l’incertitude sur la transition politique qui prévaut actuellement au Cameroun n’est pas de nature à encourager les hommes d’affaires étrangers, et même nationales, qui souhaitent y investir. «Il n’existe aucune disposition pour entrevoir la succession du Président de la République, du coup, les membres du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le sérail et l’opposition, se livrent à une grande bataille», estime Emmanuel Mpouma, économiste et membre du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM).

Le journal souligne également que le Cameroun est devenu un État gérontocratique et, Marcel Niat Njifenji, le Président du Sénat en est un exemple. «Appelé à diriger le pays en cas de vacance de la Présidence de la République comme le prévoit la Constitution, l’âge (82 an le 26 octobre 2016) de la deuxième personnalité de la République n’est pas de nature à encourager les entreprises étrangères à se bousculer au portillon du Cameroun», peut-on lire. «Le pays peut-il compter sur ces «vieillards» dits hommes d’expérience pour réaliser son émergence ?», s’interroge le Dr Louis-Marie Kakdeu.

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Aussi, «la question de séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le judiciaire et le législatif est l’autre caillou dans l’environnement des affaires au Cameroun. La preuve, plusieurs décisions de justice, dont certaines émanent de la plus haute instance judiciaire camerounaise, la Cour Suprême, restent jusqu’ici non appliquées (…) », peut-on lire.

Par contre, le Dr Ariel Ngnitedem est d’avis que «l’âge du Président de la République n’est pas un facteur qui peut créer l’incertitude dans la tête des gens; nous avons un pays où le Chef de l’État est beaucoup plus âgé». À en croire l’écomiste, c’est plutôt le flou sur le calendrier électoral qui pose problème surtout que personne n’est à même, aujourd’hui, de dire s’il y aura élection présidentielle anticipée au Cameroun, encore moins si Paul Biya se représentera en 2018.

Géraldine IVAHA

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