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Débuts de grogne chez les sénateurs sans domicile ni voiture de fonction

Sénateurs

Deux après sa mise en place, la Haute chambre du Parlement camerounais demeure privée de certains avantages. Ses élus commencent timidement à exprimer leur ras-le-bol. La session parlementaire en cours est le théâtre de quelques grognements encore discrets sur le traitement attendu par les sénateurs du Cameroun. Selon des informations publiées par La Nouvelle Expression de ce mercredi 1er juillet 2015, nombre de sénateurs ont commencé à hausser le ton pour dénoncer «la diminution de leurs émoluments».

Le journal souligne que deux ans après leur entrée en fonction, les sénateurs et leur président Marcel Niat Njifenji, vivent comme des citoyens ordinaires. Ainsi, le président de la Haute chambre du Parlement camerounais réside toujours dans un modeste studio au quartier Nlongkak à Yaoundé. En clair, la deuxième personnalité du pays partage le même parking que ses voisins dans un quartier populaire de la capitale, avec ce que cela comporte comme risques et désagréments.

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Installés en avril 2013 dans leurs nouvelles fonctions, les sénateurs avaient d’abord découvert que le gouvernement n’avait pas prévu de voitures de service pour eux. En guise de palliatif, ces sénateurs durent utiliser pendant des mois, des voitures louées auprès d’une agence de voyage appartenant à un ministre de la République ! Et d’ailleurs aujourd’hui, nombreux sont ceux qui n’ont toujours pas été dotés d’un véhicule.

Pour ce qui est du siège, rappelle le journal, les sénateurs ont d’abord occupé un pan de l’immeuble de l’Assemblée nationale avant d’être délogés pour une partie de l’immeuble du Palais des Congrès. S’agissant des domiciles de fonction, les élus de la Haute chambre se débrouillent au quartier.

Un fait paradoxal pour la deuxième personnalité quand on sait que la troisième personnalité et la quatrième personnalité du même pays sont dotées chacune d’un hôtel particulier, sécurisé et digne de leur rang.

Quelques sénateurs ont donc timidement commencé à hausser le ton pour protester. La mise sur pied de l’institution avait été envisagée plusieurs années avant ; et deux années sont déjà passées depuis l’installation de ces sénateurs.

 Esther Ayissi

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