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De nouvelles attaques de Boko Haram dans le Logone et Chari

Fotokol-Boko-Haram - Cameroun-Mayo-Sava-libération

Le bilan des invasions d’hier fait état de deux militaires camerounais tués, 23 autres blessés et trois camions de marchandises emportés. Selon des informations proches des militaires au front, dans la nuit du mercredi 10 juin à jeudi 11 juin dernier, un véhicule de transport des troupes camerounaises, notamment des éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir) a explosé sous l’effet d’une roquette à Bodo, près de Makary dans le département du Logone et Chari. La roquette aurait probablement été posée par les éléments de la secte terroriste Boko Haram.

Le bilan fait état de deux soldats camerounais tués notamment les nommés Baima et Abdoul et 23 autres grièvement blessés. L’unité se rendait dans le village Blamé où, dans la journée, des membres de la secte nigériane Boko Haram avaient fait irruption. Ces assaillants, à bord de quatre motos, avaient alors surpris les villageois qu’ils ont dépouillés de leur argent et de leurs téléphones portables. Une première intervention des éléments du Bir a d’ailleurs permis de mettre la main sur un gros bras de Boko Haram, proche d’Aboubakar Shékau. Il a été aussitôt transféré à Maroua pour exploitation. C’est en allant pacifier le village que les militaires camerounais sont tombés sur la roquette probablement posée par les terroristes.

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Ravitaillement

Hier matin aux environs de 11 heures, entre les villages Chaoudé et Dabanga au lieu-dit Ngassama sur la nationale numéro 1 Mora-Kousseri, un convoi de quatre camions remplis de marchandises à destination de Kousseri est tombé dans une embuscade tendue par les éléments de Boko Haram. La dizaine d’assaillants a emporté trois camions. Ils sont, par la suite, partis en direction du Nigéria dont la frontière est à un jet de pierre de là. Ils ont par ailleurs abandonné le quatrième camion parce que celui-ci s’est embourbé.

Selon certaines autorités militaires, cette résurgence d’attaques des adeptes de la secte Boko Haram se justifierait par l’asphyxie alimentaire dont ils sont actuellement victimes depuis le renforcement du dispositif sécuritaire des armées camerounaise et tchadienne. Les terroristes pourchassés et confinés dans leurs cachettes font face à une pénurie alimentaire et auraient entrepris de se ravitailler à tout prix et à tous les prix.

Jacques Kaldaoussa

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