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De quelle jeunesse parlons-nous au Cameroun?

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Bientôt le 11 février 2016. Ce sera une journée d’intenses activités reservées à la jeunesse camerounaise. Mais, les jeunes de la génération sacrifiée seront-ils de la fête ? Comme chaque année, le Cameroun célèbre sa jeunesse. Il paraît qu’on est jeune de 7 à 77 ans. Mais la jeunesse de ces dernières années risque de ne jamais atteindre 77 ans.

Horizon bouché, avenir incertain, absence d’idéal, dépravation des moeurs, SIDA, chômage… risquent d’avoir raison du fer de lance de la nation qualifié par beaucoup aujourd’hui de génération perdue. Que ce soit au niveau des médias, dans les écoles, complexes sportif, l’heure est à la « jeunesse » comme le confirmait ce matin un auditeur de Radio Equinoxe.

Comme d’habitude, les jeunes attendent le message du chef de l’Etat qui embrassera le répertoire du déjà entendu souvent noyé dans les promesses hasardeuses et habituelles.

La jeunesse camerounaise désespérée cherche toujours ses marques sous l’œil d’une kyrielle de maux qui la minent. Dans certaine de nos campagnes, des centaines voire des milliers de jeunes se retrouvent entassés dans les salles de classe, mal assis devant un nombre insuffisant d’enseignants. Ce phénomène n’épargne pas certaines écoles primaires de nos grandes cités.

Quelle formation attendre de ces jeunes innocents ?

Au Cameroun, dans un environnement de pauvreté, les jeunes filles ont tendance à avoir des rapports avec plusieurs hommes pour gagner de l’argent ou alors à se lancer dans la prostitution. Les jeunes hommes, surtout les enfants de la rue, finissent aussi par accepter les avances des homosexuels pour les mêmes raisons, et la même fin pour le bonheur du virus du SIDA.

Le constat est clair : Le sida est présent dans les milieux jeunes et même vieux  et ne cesse de tuer. Tout ceci représente un danger pour cette jeunesse et pour les générations futures.

Dans nos grandes cités par exemple, il suffit d’organiser très tôt le matin une rencontre de football dans l’un de nos stades inoccupés. Vous vous retrouverez noyés dans une kyrielle de spectateurs. Ce sont tous des jeunes qui n’ont rien à faire ; preuve patente de la montée du taux de chômage. Ce phénomène n’épargne pas les jeunes qui ont eu la chance de pousser très loin avec les études. La jeunesse camerounaise d’antan avait fréquenté les grandes écoles et les universités étrangères et avait produit ses compétences incontestables mais qu’a-t-elle fait pour son pays ? .Piller les ressources de l’Etat, fruit du pauvre contribuable.

La jeunesse d’aujourd’hui, à l’image ce celle d’hier,  si elle n’a pas triché, elle se laisse prendre par le piège de l’obsolescence des mœurs avec toutes les conséquences que cela comporte.

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La jeunesse camerounaise veut clairement et simplement accéder au savoir, à la formation et à un meilleur avenir. mais comment y arriver ? Equation difficile à résoudre.

La seule alternative pour les jeunes : Fuir ou subir ?

Il est dit du Cameroun que les poissons meurent de vieillesse, que la nature est si généreuse qu’une semence jetée dans la nature pousse sans aucun soin particulier et donne du fruit.

Les lobbys divers se sont donnés des  moyens logistiques pour détruire à grande échelle le Cameroun afin de  réaliser des superprofits sur le dos des pauvres citoyens qu’on continue à endormir dans la notion de la jeunesse. Conséquence : Le peuple victime, réduit à la misère la plus totale, subissant des traitements les plus déshumanisants est obligé d’aller mendier chez les voisins à des milliers de kilomètres..

Les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus qu’une alternative : Subir ou s’exiler dans un pays où ils peuvent retrouver la liberté, la dignité humaine qu’ils ont perdu dans leur propre pays où ils deviennent des étrangers.

Aujourd’hui des milliers d’immigrés  camerounais se trouvent par exemple en Europe en prise entre deux feux. D’une part les horreurs qui les attendent dans leurs pays respectifs en cas d’expulsion, d’autre part la traque dont-ils font l’objet devant les polices des frontières ou de l’immigration. Inutile de revenir sur les  conditions de rétention des étrangers en attente d’expulsion

Il y a de cela un peu plus de cinq mois, un chercheur dans une université belge affirmait à Bruxelles qu’en Afrique centrale de nos jours, les jeunes camerounais sont parmi les plus nombreux  qui sillonnent le monde entier à la recherche de leur pitance journalière alors que leur pays regorge de toutes les matières et ressources utiles à leur épanouissement. Ce constat n’inquiète point le pouvoir de Yaoundé qui n’a jamais pensé à mesurer l’ampleur de cet exode massif des jeunes meurtris par la misère vers les pays étrangers.

Pour cela il faudrait que toutes les forces qui aspirent au changement et au progrès multiforme se mobilisent et dans un seul but: Améliorer les conditions de vie de l’Homme ; respecter et faire respecter les droits fondamentaux de l’Homme au Cameroun où  règne une dictature d’Etat.

Si le Cameroun veut continuer de se prévaloir d’un important capital humain dynamique, il faut qu’il ait un courage d’introspection et celui d’un sauvetage des jeunes qu’il s’est fait depuis plus d’un demi siècle. Faute de quoi tout le capital des institutions de Brettons Wood peut y parvenir, rien n’y fera.

A 50 ans, on est supposé franchir un autre cap, celle de la sagesse et la vie abandonnant derrière soi les souvenirs de la jeunesse. Tant pis, on est toujours jeune même si à 50 ans on n’a jamais eu l’occasion de rédiger une lettre de motivation et un CV pour un emploi.

 

Sources : camer.be

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