Features

Dakar 2014 trace la voie pour la Francophonie des peuples

photo_famille_sommet_francophonie_dakar_feat

La rencontre du monde francophone s’est achevée dimanche dans la capitale sénégalaise sur l’affirmation de la nécessité d’une plus de solidarité face aux défis actuels.

C’est à 15 h 30, hier à Dakar que le conclave des chefs d’Etat et de gouvernement présents au quinzième sommet de la Francophonie a livré son double verdict : il reviendra à Madagascar d’abriter le seizième sommet de l’Organisation en 2016. La Canadienne Michaëlle Jean a été choisie pour succéder à Abdou Diouf au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif)… La nouvelle promue a d’emblée choisie de placer son magistère sous le leitmotiv du « faire ensemble ».

Le président français François Hollande déclare au cours de la conférence de presse finale que le sommet a été « une réussite du début à la fin ».

Au cours de cette rencontre que le Sénégal organisait pour la deuxième fois, après la cuvée Dakar 1989, le président Paul Biya a fait entendre la voix du Cameroun à la tribune du sommet. Occasion pour le chef de l’Etat de faire deux propositions fortes : que la conférence de Paris de l’année prochaine sur l’environnement œuvre à la mise en place d’un plan de sauvetage du Lac Tchad en proie au dessèchement, d’une part. Et que l’accent mis par le sommet de Dakar sur les aspirations des femmes et des jeunes prenne la forme de programmes et de projets concrets, d’autre part. Car le thème du quinzième sommet était « Femmes et jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement ». Le président Paul Biya a par ailleurs – et il n’était pas seul – lancé un appel à plus de solidarité pour les besoins de développement et face au terrorisme. Un nouveau défi, une menace mondiale, selon l’appréciation du chef de l’Etat. Le président François Hollande déclare dans la même veine: « Nous avons montré que nous pouvions vaincre le terrorisme, le fondamentalisme, la barbarie ». Allusion est ainsi faite à l’intervention de la France en 2013 au Mali, pour arrêter la progression des islamistes vers bamako, la capitale du pays.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Le Sénégal innove

Le Sénégal a innové et surpris. La cérémonie d’ouverture de 15e sommet de la Francophonie a tranché avec le rituel protocolaire d’usage, commun aux rencontres de cette nature. Pour céder place à une fantaisie créative, à travers le déroulement d’une fresque musicale. Laquelle a conduit, dans l’univers onirique de deux enfants, le parterre de chefs d’Etat et de gouvernement présents et autres invités à un tour du monde francophone. Cet espace linguistique et géographique devenu planétaire, et en soi, pour emprunter une expression datant des conquêtes perses, un « empire sur lequel le soleil ne se couche jamais ».

Cette approche, ludique et didactique, a encore rendu plus digestes les 15 allocutions prononcées. Des constats de satisfaction autour du rayonnement actuel de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Des hommages rendus à Abdou Diouf, son secrétaire général, à qui l’organisation, de l’aveu de tous, doit cette métamorphose et une impulsion vers le futur. Parmi ces hommages, celui bien particulier de l’hôte du sommet, le président sénégalais Macky Sall. Il baptise, séance tenante, du nom d’Abdou Diouf, l’imposant Centre international de conférences construit pour accueillir le sommet, à Djiamiadjio, dans la banlieue sud de Dakar, aux confins d’une autoroute fraîchement livrée. L’hommage de l’assistance qui accueille cette nouvelle par « une standing ovation ». L’émotion de l’intéressé qui épuise le registre français et recourt à la langue wolof pour exprimer sa gratitude. Des professions de bonne volonté, par ailleurs, pour améliorer la situation de précarité des femmes et des jeunes. Le thème de la conférence à eux dédié ouvre, selon le président sénégalais, la voie à la « Francophonie des peuples ».

© MONDA BAKOA |Cameroon Tribune

Populaires cette semaine

To Top