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Crise : Sept employés licenciés à la Cnps

CNPS-Yaounde-Cameroun

Victimes d’affectations disciplinaires suite à des dissensions avec le directeur général, ils ont refusé de prendre leurs nouveaux postes de travail. L’arbitrage du Premier ministre, chef du gouvernement, Philémon Yang dans la crise opposant sept employés de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) au directeur général de cette société publique, n’a pas eu l’effet escompté.

En effet, le 19 décembre dernier, Philémon Yang a instruit le Dg de la Cnps d’annuler les affectations disciplinaires prises à l’encontre de ces employés qui se considèrent comme délégués du personnel à la Cnps et de ne pas procéder à leur licenciement. Olivier Mekulu Mvondo, le Dg de la Cnps a décidé de faire à sa guise en signant la note de licenciement desdits employés, qu’il considère comme ses bourreaux depuis plus d’un an déjà. Ces décisions ont été prises vendredi dernier.

Constant Metende, Jacques Mbock, Jean Bosco Atangana, Vincent Orock, Germain Elanga,Tsanga Messi et Achille Mvogo sont désormais sans emploi. Ces délégués du personnel contestés occupaient toujours leurs postes de travail à Yaoundé bien que leurs salaires aient été suspendus depuis décembre 2014 par le Dg de la Cnps. L’implication personnelle du chef du gouvernement dans cette affaire avait pour objectif de convaincre les sept employés de mettre un terme à la grève de la faim qu’ils avaient entamée pour protester contre les affectations disciplinaires dont ils ont fait l’objet. Ce mouvement d’humeur a eu lieu du 2 au 16 décembre à l’esplanade de la direction générale de la Cnps.

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En février 2014, le Dg de la Cnps a adressé une correspondance au ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, pour que ce dernier l’autorise à licencier les sept employés. Le ministre du Travail s’était opposé à cette démarche de Mekoulou Mvondo. A la direction générale de la Cnps, l’on explique que ces employés ont été licenciés pour abandon de poste. Mais la réalité est que les sept travailleurs sont en conflit depuis plus d’un an avec leur directeur général.

Les employés licenciés sont membres d’un syndicat qui n’a pas été autorisé par le Dg à participer aux élections des délégués de personnel prévues le 15 janvier 2014 sur l’étendue du territoire. Suite au désaccord entre les sept délégués d’alors et la direction générale, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale avait reporté les élections à la Cnps au 15 avril 2014 pour permettre la mise en place d’un cadre de concertation entre les deux parties. Mais à la date convenue, celles-ci n’ont toujours pas pu trouver un terrain d’entente. Pour la deuxième fois, le Syndicat national des gradés, cadres de banques et autres établissements (Snegbefcam), dont les sept employés sont membres, n’a pas été autorisé à y prendre part. D’où l’annulation des élections par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale et le durcissement du ton, de part et d’autre.

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