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Crise au CNJC: Bidoung Mkpatt entretient le trouble

Bidoung-Mkpatt-Cnjc

Le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique (Mijec) semble avoir pris position en faveur du président « déchu », puis « réhabilité » du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (Cnjc), Jean-Marc Afesi Mbafor.

Le samedi 19 septembre 2015, les 2/3 du bureau national du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (Cnjc) se sont réunis en assemblée générale extraordinaire à Yaoundé pour statuer sur « la discipline relative à la fois au fonctionnement interne du Cnjc et à ses rapports avec la tutelle et les institutions partenaires ». La principale résolution de cette rencontre était la destitution, après vote, du président Jean-Marc Afesi Mbafor, suite à de nombreux griefs dont la gestion de la trésorerie.

Le 22 septembre dernier, le Mijec a signé un communiqué indiquant que le processus ayant abouti à la réunion du 19 septembre 2015 a été entaché de nombreuses irrégularités. Le quotidien Mutations qui fait échos de cette actualité dans son édition du vendredi 25 septembre indique que d’après les explications du Minjec, « les travaux se sont tenus en violation des textes régissant aussi bien la convocation d’une assemblée générale extraordinaire que la réglementation en matière de tenue de réunion et autre manifestation publique qui exige la délivrance d’une autorisation préalable de l’autorité administrative »

De ce fait, les décisions des 2/3 portant exclusions du président sont « nulles et de nul effet. Une assemblée générale sera régulièrement convoquée à l’effet d’examiner dans le fond la marche du Conseil national de la jeunesse du Cameroun ». Bidoung Mkpatt justifie sa décision en précisant qu’une commission d’évaluation a été mise sur pied le 21 septembre. Elle a été chargée « d’évaluer les activités du bureau national, d’examiner les requêtes introduites par certains membres, et de proposer des solutions et stratégies concrètes de sortie de crise ».

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Mutations précise que le camp adverse qui revendique la présidence par intérim du Cnjc, précise par ailleurs que le « Cnjc est une structure étatique, ses réunions statutaires ne sont pas soumises à une autorisation publique préalable ». Toutefois, « il a été déposé en date du 02 Septembre 2015, une demande d’autorisation de manifestation civile auprès du sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé III. N’ayant pas été pas été notifié du refus par le sous-préfet, la réglementation en la matière stipule que le silence de l’Administration vaut acceptation ».

Depuis le 19 septembre 2015, l’on observe un bicéphalisme au Conseil national de la Jeunesse. Dans un communiqué de presse, le premier vice-président du Cnjc, Hamadou Djibrilla qui revendique la présidence par intérim, estime que mandat lui a été donné par la jeunesse camerounaise le 19 Septembre 2015. Il «instruit Jean Marc Afesi Mbafor de libérer le siège du Cnjc au plus tard ce vendredi 25 Septembre 2015 à 15H30 précises et engage la responsabilité de Selema Akedjol pour les mêmes délais ». Passé ce jour, « je convoquerai la presse nationale et internationale pour une démission collective des responsables du Cnjc sur toute l’étendue du territoire. Je me réserve en outre le droit de saisir les tribunaux compétents », prévient Hamadou Djibrilla.

En réponse, le présidnt déchu puis réabilité par le ministre de tutelle, annonce une rencontre avec la presse ce vendredi au siège du Conseil.

Onana N. Aaron

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