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Crimes rituels : à l’Ouest L’apocalypse des auteurs et commanditaires ?

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L’un vient d’être condamné à vie à Dschang. Une vingtaine de présumés écroués dans les prisons de Dschang et de Bafoussam, méditent encore sur leur sort. La justice est visiblement résolue à en découdre avec les auteurs et commanditaires des crimes odieux qu’a connus la région de l’Ouest.

Souvent reprochée de manque de célérité dans ses procédures, elle est décidément passée à la vitesse supérieure depuis quelques temps. Et procède à des vagues d’arrestations. Comme un coup de tonnerre dans le ciel de Bafoussam, le feuilleton des arrestations des présumés commanditaires de crimes rituels dans cette ville, s’ouvre par l’interpellation de Sm Jean Ténékam. Chef traditionnel et puissant homme d’affaires opérant dans le secteur de l’hôtellerie et de la menuiserie dans la ville de Bafoussam, il est inculpé dans l’assassinat de Manuelle Nana.

Agée de 11 ans, la fillette a été retrouvée morte dans un puits au quartier Kouoguo à Bafoussam le 20 juin 2015. Certains de ses organes dont le sexe amputés. Grâce à une dénonciation anonyme, les fins limiers de la police judiciaire mettront la main sur l’homme d’affaires le 29 juin 2015. Après plusieurs jours de garde à vue à la division régionale de la police judiciaire de l’Ouest, il sera mis sous mandat de dépôt à la prison centrale de Bafoussam. Il y séjourne encore en attendant la fin de l’information judiciaire. Toutefois, selon une source, sa famille et son conseil s’activeraient à verser une caution pour qu’il bénéficie d’une liberté sous caution.

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Peu après l’interpellation de Jean Ténékam, deux autres présumés trafiquants d’organes humains ont été également happés. Il s’agit d’un certain Michel S, vendeur de pièces détachées au marché ‘’A’’ de Bafoussam, ainsi que son acolyte dont nous n’avons pas pu avoir le nom. Nos sources rapportent qu’au moment de leur arrestation, les deux hommes s’étaient rendus à une morgue d’un hôpital de la place pour recevoir une commande d’organes humains qu’il avait passée au morguier. Après ces actes courageux à Bafoussam, c’est désormais dans la ville de Dschang que la justice fera parler d’elle par sa détermination à mettre d’état de nuire les hommes dangereux pour la pérennité de l’espèce humaine.

Dans cette ville en effet, une vingtaine d’hommes d’affaires soupçonnés d’appartenir à un réseau de crimes rituels, seront interpellés et écroués. Leur interpellation faisait suite à l’enquête ouverte au lendemain de l’assassinat de Oriol Fotso, un enfant âgé de 5 ans au quartier Tchoualé. Dans la prison, ils vont retrouver Blessus Ashoumganya en taule depuis le 29 septembre 2013. Ce dernier inculpé dans l’assassinat de deux étudiantes de l’université de Dschang le 15 septembre 2013, sera par la suite dénoncé par certains détenus comme étant le commanditaire des crimes rituels qui leur valaient leur incarcération.

Depuis que la justice est à l’offensive dans la région de l’Ouest, la population ne cache pas son soulagement. Surtout ceux de la ville de Dschang où, à l’orée de la rentrée académique 2015-2016, les parents avaient des inquiétudes à envoyer leurs enfants poursuivre leurs études dans cette ville.

Vivien Tonfack

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