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Ils créent une église dans leur domicile les voisins portent plainte

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Le 17 août dernier, au tribunal de première instance d’Ekounou à Yaoundé, M. Bodo et son épouse accusent M. Wouna et son épouse, Mbezele, de menaces, injures et tapage nocturne. En effet, les deux couples cohabitent ensemble dans un quartier de la ville de Yaoundé.

Le couple plaignant déclare avoir reçu des menaces et des injures de la part de M. Wouna et son épouse. Des menaces que ces derniers ont proférés lorsque les plaignants leur ont fait des reproches quant aux bruits qu’ils faisaient dans leur église jusque tard dans la nuit, lieu de prières qu’ils ont ouvert dans le camp d’habitation.

Selon M. Bodo et son épouse, les prévenus ont ouvert une église dans le coin et «n’attendent que la nuit pour engager leurs bruits». Toujours devant Madame le procureur et la présidente du tribunal, M. et Mme Bodo déclarent que le couple prévenu a traité M. Bodo de «sidéen, pédé, nain», et insulté même les parties génitales de Mme Bodo. Ils décident de saisir la justice parce qu’un dimanche, Mme Mbezele a menacé Mme Bodo en ces termes : «Tu vas voir ce qui va t’arriver dans trois jours ; tu verras si le Dieu que je sers n’est pas fort».

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Trois jours plus tard, l’épouse de M. Bodo a été touchée par une maladie et a même été internée à l’hôpital. Or, Mme le procureur ne trouve pas en cela une menace, selon le code pénal. Puisqu’ils vivent dans un camp et ne sont pas les seuls voisins des prévenus, la procureure leur demande pourquoi ils sont les seuls à se plaindre. M. Bodo explique : «Nous ne sommes pas les seuls à nous plaindre. En plus, moi j’ai des enfants qui doivent étudier, et quand je rentre le soir, j’ai besoin de me reposer». A la fin de ce procès qui s’est déroulé en l’absence des prévenus, la présidente annonce le délibéré de l’affaire pour le 21 septembre prochain.

Lorine Claudia Agnang

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