La Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater), l’opérateur public en charge de la production de l’eau donne un délai de six mois pour que soient injectés 90 000 m3/jour du précieux liquide dans la capitale camerounaise. Le calvaire des populations de Yaoundé va encore durer au moins six mois pour ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable. C’est l’une des informations majeures à retenir de la tenue du comité des contrats d’affermage de l’hydraulique urbaine, à Yaoundé le 6 janvier 2017. En marge de ces assises qui permettent d’évaluer le service public de l’alimentation en eau potable des centres urbains et périurbains du Cameroun, Félix Ngompa, directeur général adjoint (DGA) de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater), a révélé qu’actuellement, il est en train d’être finalisé la mise en service de deux nouvelles unités de production d’une capacité de 35 000 et 55 000m3 d’eau/jour. « Ça fait 90 000 m3/jour en plus qui vont arriver à Yaoundé d’ici maximum six mois », a déclaré le DGA. Ce haut responsable a indiqué qu’actuellement, les populations de Yaoundé ont dû remarquer qu’il y a des travaux qui sont faits un peu partout par l’entreprise de BTP Razel dans le cadre de l’amélioration du réseau de distribution. Raison pour laquelle, le creusement des caniveaux est visible dans la plupart des quartiers de la ville. « C’est parce que qu’on a des tuyaux qui sont posés à Yaoundé depuis 60 ans. Donc, même si l’eau est traitée à Mbalmayo ou dans la Mefou, si vous avez une conduite entartrée, évidemment ça charrie un peu toute la saleté donc, le travail que nous sommes en train de réaliser à Yaoundé, vise également à remplacer les 70 Km de réseaux les plus vieux pour améliorer la qualité. Donc certainement dans les jours à venir, vous constaterez une amélioration qui va arriver », a affirmé Félix Ngompa. Par ailleurs, a annoncé le DGA, il y a un programme de réduction d’eau dans les administrations qui est porté par le ministère des Finances (Minfi) avec l’appui de la Banque européenne d’investissements. Un Comité a été mis en place pour faire un inventaire pour s’assurer effectivement que tous les bâtiments qui consomment de l’eau sont effectivement des bâtiments administratifs, a-t-il indiqué. « Quand on aura fait un inventaire exhaustif, ça permettra d’élaguer les propriétés qui consomment de l’eau au nom de l’administration, alors que ce n’est pas l’administration. Et ce sera d’ailleurs un premier cran de réduction. Ensuite, il faudra procéder, tel que le plan d’action l’indique à l’entretien, à la mise en état des installations sanitaires des bâtiments publiques. Nous sommes aujourd’hui à la première phase qui est l’inventaire qui va s’achever certainement d’ici le mois de janvier. Avec un comité qui se réunira ce mois pour évaluer les retombées de ce premier palier », a annoncé M. Ngompa. Le directeur adjoint de Camwater s’est félicité de ce que son entreprise ayant effectivement pris service en 2008, a réalisé beaucoup de projets. A titre d’exemple, il a indiqué qu’en 2014, Camwater a mis en service à Yaoundé une unité de production de 50 000 m3/jour à la Mefou, qui a amélioré et substantiellement, la desserte en eau de Yaoundé. Dans la ville de Douala, l’entreprise a pu injecter plus de 175 000 m3/jour. « On a fait deux unités de traitement à Yato phase I 50 000 m3/j, phase deux 100 000 m3/j, nous venons de mettre en service à Douala sept forages qui produisent 28 000 m3/j. quand vous additionnez, c’est 178 000 m3 », s’est-il félicité. Pour mémoire, Yaoundé accuse un déficit de production d’eau de l’ordre de 165 000m3/jour. Source