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Côte d’Ivoire: Guillaume Soro publie un «e-book» pour dénoncer une «cabale» à son encontre

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Depuis le mois d’octobre et la divulgation d’écoutes téléphoniques présumées l’accusant de complicité avec les putschistes qui ont tenté de renverser le régime de transition burkinabè, mi-septembre, à Ouagadougou, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne ne cesse de clamer son innocence dans cette affaire. Le mercredi 23 mars 2016, Guillaume Sorro a publié sur son site internet un e-book avec pour titre: «Affaire écoutes téléphoniques. Démantèlement d’une cabale : les écoutes chimériques !».

A en croire Jeune Afrique qui l’a parcouru, cet ouvrage soigné de 78 pages, disponible gratuitement sur internet, n’est pas directement signé de la main de Soro. «Il compile des textes d’auteurs – parfois sous pseudo – défendant le numéro deux de l’État ivoirien, des commentaires d’internautes acquis à sa cause, ou encore des articles de presse le défendant dans l’ «affaire des écoutes». Le tout agrémenté de caricatures ou de dessins humoristiques».

Seules les deux dernières pages du livre reprennent directement des propos de Guillaume Soro, avec une retranscription de son discours devant l’Assemblée nationale ivoirienne, le 15 décembre dernier, dans lequel il se défend en évoquant des «chimères» et des «pseudo écoutes téléphoniques», indique Jeune Afrique. «J’ai été choqué au plus haut point d’être victime de l’une des pires campagnes de dénigrement et de calomnie jamais orchestrées contre ma personne et mon combat politique. J’ai été blessé et meurtri. Comment ne le serai-je ?», avait notamment déclaré Guillaume Soro face aux députés ivoiriens.

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Depuis le 8 janvier, Guillaume Soro est visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè pour son implication présumée dans la tentative de coup d’État. Lors d’une conférence de presse, le 8 février, rappelle Jeune Afrique, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, le procureur du tribunal militaire de Ouagadougou, avait affirmé que la justice militaire n’avait pas « encore pu authentifier » les écoutes téléphoniques qui mettent en cause Guillaume Soro et Djibrill Bassolé.

Au-delà de ces écoutes téléphoniques présumées, les juges d’instruction burkinabè en charge de l’enquête restent convaincus que le dirigeant ivoirien a joué un rôle durant la tentative de putsch. Ils veulent notamment l’entendre sur deux points : la découverte de 300 gilets pare-balles et de grenades lors d’une perquisition à son domicile de Ouagadougou, début octobre, et l’aller-retour d’un hélicoptère de l’armée de l’air burkinabè entre Ouaga et la petite ville de Niangoloko, près de la frontière ivoirienne, le 19 septembre, deux jours après la prise du pouvoir par le général Gilbert Diendéré. L’appareil avait alors récupéré des caisses de grenades lacrymogènes et une valise auprès de véhicules venus de Côte d’Ivoire.

Onana N. Aaron

Sources : Cameroon-Info

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