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Côte d’Ivoire : Au-delà des apparences, Ouattara prépare un coup contre Soro

Guillaume-Soro-et-Alassane-Ouattara

Tout semble indiquer que le pouvoir Ouattara est sous la pression pour livrer Guillaume Soro à la justice internationale. Malgré les apparences et le semblant de soutien apporté par Alassane Ouattara à celui qui l’a fait roi, le régime d’Abidjan est sur le point de livrer Guillaume Soro. Pour éviter de permettre à Soro Guillaume d’être au parfum des détails du dossier, Ouattara a donc écarté le ministre Gnénéma Coulibaly, un proche de Guillaume Soro, du gouvernement où il occupait le poste clé de la justice.

Gnénéma parti du gouvernement, tout le rouleau compresseur se déroule maintenant pour mettre fin à la toute puissance de Soro. Des sources très proches du pouvoir pensent même que les soutiens d’hier de Ouattara ont doublé la pression sur lui ces derniers temps. C’est ce qui expliquerait la divulgation des informations sur l’implication du général Soumahila Bakayoko et et Koné Zackaria, deux très proches collaborateurs de Ouattara, dans le coup d’état manqué de Gilbert Diendéré au Burkina Faso. Comme pour lui dire que lui-même risque gros s’il n’optemperait pas.

Pour donner suite aux injonctions de ses soutiens et leur donner des gages de son envie de leur obéir, Ouattara veut déterrer le dossier crucial des soixante gendarmes tués le 6 octobre 2002 à Bouaké, fief du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) dirigé à l’époque par Guillaume Soro, indique l’hebdomadiare “Jeune Afrique”.

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L’homme choisi pour accomplir cette besogne est le colonel Ange Kessy président du tribunal militaire d’Abidjan. Le prétexte tout trouvé c’est le procès des assassins de l’ex-général putschiste Robert Gueï, deux évènement qui ont eu lieu en des lieux différents. A moins que le pouvoir estime que les assassins dans les deux évènements seraient les mêmes.

Le parquet militaire a commencé de rassembler les pièces encore disponibles en vue de l’ouverture d’une enquête et, le cas échéant, d’un procès. « C’est sûr que les crimes odieux commis pendant les crises de 2002-2007 puis de 2011 ne devront pas rester impunis », estime un proche du chef de l’État. Au moment des faits, Bouaké était contrôlé par les lieutenants-colonels Chérif Ousmane, actuel commandant en second du Groupement de sécurité de la présidence de la République (GSPR), et Issiaka Ouattara, alias Wattao, commandant en second de la Garde républicaine. Tous ces hommes sont des proches de Guillaume Soro.

Le colonel Ange Kessy réussira-til là où Fatou Bensouda, la procureur de la CPI, a-elle échoué? Les jour à venir nous situeront.

Jeune Afrique

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