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Corridor Douala-Bangui: la sécurité des transporteurs doit être assuré

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Une concertation interministérielle s’est tenue vendredi dernier à Yaoundé, à l’effet de trouver des mesures de sécurité. La situation d’insécurité qui prévaut au niveau du corridor Douala-Bangui inquiète. De nombreux morts y ont été enregistrés, ces derniers temps. Notamment des transporteurs camerounais desservant ce tronçon.

La dernière attaque perpétrée par des groupes armés a eu lieu le 18 juillet dernier. Quatre camionneurs y ont perdu la vie. Compte tenu de cette situation, le Premier ministre, chef du gouvernement, a instruit le ministre des Transports, (MinT), Robert Nkili, de convoquer une réunion interministérielle à ce sujet. C’est alors que le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé de la coopération avec le monde islamique, les responsables des syndicats des transporteurs, ceux du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT), ainsi que des forces de l’ordre se sont retrouvés vendredi à Yaoundé. Objectif : la recherche des solutions durables à cette crise.

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Tout en condamnant ces attaques, les quatre membres du gouvernement ont dit déplorer la situation qui perdure sur cet axe. Selon le MinT, une des mesures prises a été le convoyage de camions, solution transitoire qui n’a apparemment pas eu l’effet escompté. Toujours dans la même lancée, le Mintss, Grégoire Owona préparait une concertation de haut niveau avec la partie centrafricaine. Mais avant que ces assises n’aient eu lieu, les attaques ont repris. Ce qui a amené les syndicats du secteur des transports à adresser une plainte officielle au Premier ministre. D’après le coordonnateur du BGFT, El Hadj Oumarou, la situation étant devenue intenable, le transport à destination de la RCA devient un risque. « Nous voulons être rassurés », a-t-il indiqué. Selon lui, les pertes sont considérables, non seulement au niveau des vies humaines, mais aussi sur le plan économique avec vol de camions et des marchandises. Pour finir, les membres du gouvernement ont conclu que ce dossier relevait de la diplomatie. Lorsqu’il s’agit des problèmes avec un autre Etat, la compétence revient au Ministre des Relations extérieures (Minrex). En rassurant les transporteurs, Adoum Gargoum, ministre délégué auprès du Minrex a indiqué que le dossier est connu et est en bonne voie, et qu’il revenait à la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité en Centrafrique (Minusca) de jouer pleinement son rôle. Des mesures sur l’amélioration du convoi et surtout l’organisation d’un plan militaire sont en cours. Une concertation est prévue, à cet effet, entre les deux gouvernements et la Minusca au mois d’août prochain à Yaoundé.

Josy MAUGER

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