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Condamnation de Boko Haram par l’Onu, une «une victoire diplomatique» pour Yaoundé ?

Issa Tchiroma Bakary, le ministre camerounais de le Communication (Mincom), s’est réjoui ce vendredi devant la presse, de la condamnation de Boko Haram, par le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, en sa 23e session spéciale, tenue le 1er avril 2015.
Le gouvernement camerounais, a exprimé sa joie, face à la «victoire diplomatique », que le pays a remportée, auprès du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies à Genève. En effet, à l’issue de sa 23e session spéciale, les pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’Onu, ont adopté une résolution,
« condamnant à l’unanimité, les agressions perpétrées par l’organisation terroriste Boko Haram contre le Cameroun et les autres pays où sévit son action obscurantiste et criminelle, à savoir le Nigéria, son épicentre, ainsi que le Tchad et le Niger ».
Comme déclaration phare, au cours de ces assises dirigées par la République Algérienne Démocratique et Populaire, Pierre Moukoko Mbonjo, ministre camerounais des relations extérieures (Minrex), a déclaré que, « Boko Haram, viole les droits de l’Homme partout où ce groupe est en action. Le Cameroun, qui au départ, n’en était qu’une cible collatérale, est de fait devenu aujourd’hui sa cible principale ».
Poursuivant sur sa lancée, le Minrex a souligné, devant les pays membres du Conseil des droits  de l’homme, que le Cameroun, dont la zone frontalière touchée par Boko Haram s’étend sur 400 km, n’avait pas perdu un seul centimètre de son territoire,

« les forces de défense camerounaises ont défendu toutes seules l’intégrité territoriale du Cameroun dans cette région, sans qu’un seul centimètre carré de territoire soit occupé par Boko Haram ». 
S’agissant des combattants de Boko Haram faits prisonniers en sol camerounais, le gouvernement a indiqué qu’ils jouissent de tous leurs droits,
« le Cameroun dispose d’une armée professionnelle qui respecte les droits de l’Homme. Les militaires camerounais ont reçu pour ordre de traiter avec humanité les criminels de Boko Haram faits prisonniers. Le millier de criminels de Boko Haram faits prisonniers au Cameroun jouit de tous ses droits », a précisé Issa Tchiroma Bakary, citant Pierre Moukoko Mbonjo. 
Il y a quelques mois, Amnesty internationale, avait accusé l’armée camerounaise de commettre des exactions contre des civils présumés complices de la secte, et les prisonniers de Boko Haram. En réponse, le gouvernement affirme, que le Cameroun est un pays de « haute civilisation » et entend le demeurer.
« Il ne faut pas mettre sur le même niveau le Cameroun, un État attaqué, avec un groupe satanique de la trame de Boko Haram », avait toutefois, martelé le représentant du Cameroun, devant les membres du Conseil des droits de l’homme de l’Onu.
Comme conséquence de cette guerre, le pays, pour première fois, de son histoire, connait le plus grand nombre de déplacés internes, auquel s’ajoute un afflux massif de réfugiés sur son sol.
Armand Ougock

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