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Concours: les sous-préfectures prises d’assaut

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Les prétendants à ces différents examens abondent dans ces administrations pour certifier divers documents nécessaires.

A la sous-préfecture située au lieu-dit « Province », dans la ville Yaoundé, jeunes et adultes affluent. Hier, devant le bâtiment, les candidats, assis, regroupés ou encore adossés sur le mur, attendent. Dans un rang qui jalonne le balcon et la cour du bâtiment, les uns et les autres attendent impatiemment, dans l’espoir de pouvoir déposer leurs documents, afin qu’ils soient certifiés par le maître des céans. « Je veux certifier les différents documents pour la préparation du concours de l’Enset», confie Eric. Un exercice qui demande de la patience. « Je suis là depuis 9 heures. On a dit qu’ils sont en réunion de sécurité. On attend», déclare Diane Ndengue, candidate à l’Ecole normale supérieure (Ens). 

Ils sont agglutinés devant la sous-préfecture pour les mêmes raisons : faire authentifier un document. Toutefois, ceux-ci vont servir pour postuler pour différents concours. « Je postule pour l’Enset. Il y a encore trois semaines avant la date de fermeture du dépôt de dossiers. Je viens un peu plus tôt pour éviter l’affluence de dernière minute», confie Thierry Mouaffo. « Je viens certifier pour trois concours : l’Enset de Bambili et Ens de Yaoundé et Bambili », affirme Brigel Abang. Il y a aussi les concours des greffiers en chef, de l’armée, de l’Ecole des travaux qui sont lancés.

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Toujours dans la cour du bâtiment, des dactylographes, assis sur des chaises, tappent sur leurs machines. « Ma fille, viens par ici ». C’est par ces mots que Germaine, une des dactylographes, appelle la clientèle. Elle explique : « Toutes ces personnes qui défilent ici viennent pour faire dactylographier leurs diplômes et leurs actes de naissance. On leur exige la présentation de l’original du diplôme sous la forme dactylographiée». Les photocopieurs et les photographes trouvent aussi leur compte. Même les vendeurs de bords de routes ne sont pas en reste.

Certaines personnes ont trouvé un nouveau fonds de commerce. Leur spécialité ici est de guider les candidats. « Tous ceux qui viennent et qui ont besoin d’orientation, on les conduit. S’ils ne peuvent pas constituer leur dossier, on les aide. Ceci, moyennant quelque chose », nous confie Aloys Sontsa, l’un des démarcheurs.

Lorine Claudia Agnang

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