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Concours d’entrée à la police : la présidence sursoit à la publication des résultats

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Alors que fin prêt pour être publiés, les résultats des différents concours de la police vivement attendus par les camerounais, selon des sources ont été bloqués par la présidence de la République. Martin Mbarga Nguélé, DGSN abattu en plein vol par Etoudi.

Jusqu’à preuve du contraire, notre République continue à être gouvernée par Paul Biya malgré les ragots relayés par la rue et qui donnent le pouvoir à d’autres personnes comme étant celles-là qui dirigent désormais ce pays. Ainsi, depuis la décision prise par la présidence de la République de surseoir à la proclamation des résultats des concours organisés récemment par la DGSN, un ciel nuageux aurait obscurci le regard du Délégué Général à la sûreté nationale Mbarga Nguélé Martin qui aurait perdu toute estime vis-à-vis du centre de décisions. Une perte de confiance qui serait annonciatrice de mauvais signes d’une éventuelle descente aux enfers de l’actuel « homme fort » de la Surêté Nationale du Cameroun.

Les décisions d’Etoudi contre le Divisionnaire à la retraite Martin Mbarga Nguélé ne s’arrêtent pas là. Il lui a été demandé d’interrompre le stage de tous les élèves inspecteurs de police au motif, qu’il est reproché au DGSN d’avoir dégarni l’arrière pays des forces de l’ordre. Face à ce que nous pouvons appeler un mauvais présage quant à l’avenir gouvernemental de l’homme fort de Nkol-Metet, beaucoup de questions se posent : ces résultats auraient-ils subi des tripatouillages alors que tout le sérieux et la transparence avaient été promis par le DGSN aux camerounais ?

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Dans cette débandade, les voix s’élèvent autour de la tour du « carrefour province » à Yaoundé pour demander le départ sans délai de Mbarga Nguélé par les fonctionnaires de police tous grades confondus. Au centre de ce désamour entre le DGSN et ses éléments, les seconds ne supportent depuis 04 ans leur patron. Ils évoquent le mauvais traitement de leurs responsabilités. Les fonctionnaires de police ont été dépouillés de tout pouvoir sur le terrain, aucun haut gradé n’a bénéficié d’aucune faveur pour placer ne serait-ce qu’un seul enfant dans les rangs de la sûreté nationale. Et la liste des rancoeurs contre le DGSN est loin d’être exhaustive.

Mbarga Nguelé et son cercle infernal auraient tout confisqué

Au demeurant, les policiers camerounais soutiennent mordicus le départ de leur patron. Celui-ci dès son arrivée en 2010 en remplacement d’Emmanuel Edou, aurait mis en place une politique de marginalisation des forces de police au détriment d’un groupuscule de personnes, qu’il considère comme ses hommes de main. Tous les pouvoirs de la police camerounaise sont concentrés autour de ses mots qui roulent carrosse et ne se cachent pas. La hiérarchie est remise en doute parce que les officiers de police donnent désormais des ordres aux commissaires principaux et même divisionnaires. Nous avons par exemple les cas de l’OPP Onyong Onyong, OPP Nguélé, OPP Meva qui font la pluie et le beau temps.

Ces hommes de mains de Martin Mbarga Nguélé agissent partout ailleurs au nom de la haute hiérarchie. A cela s’ajoutent dans leurs bavures : les trahissons, les règlements de comptes, le trafic d’influence, les abus de toute sorte. Au moment où les instances dirigeantes du pays demandent de surseoir à la publication des résultats du concours de la police, cela voudrait-il dire que la confiance du chef de l’Etat vis-à-vis du patron de la police s’est effritée et que la responsabilité sera donnée à quelqu’un d’autre de diriger le corps de la DGSN ? Croisons les doigts.

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