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Concours d’entrée à l’ Enam. Le chef de gang des faussaires arrêté

ENAM

Les fins limiers de la gendarmerie sous la conduite du Colonel Bamkoui ont mis la main sur un certain Soh Ibrahim Almani alias Talba Malla. Au moment où nous allions sous presses hier lundi 13 juillet 2015 nos sources indiquaient qu’il a été déferré au parquet général.

Les fins limiers de la gendarmerie viennent encore de frapper un grand coup. Trois semaines après la détection des cas de fraudes au concours d’entrée à l’Ecole national d’administration et de magistrature (Enam) notamment des cas de double identité, de faux et usage de faux… samedi 26 juin 2015 au Lycée général Leclerc, l’un des sites qui accueillaient le concours d’entrée à l’ Enam cycle «B» des régies financières, le grappin vient d’être mis sur celui qui apparaît comme la tête de file de ce vaste réseau de faussaires. L’opération pilotée de mains de maître par le colonel Bamkoui a permis de rattraper le nommé Soh Ibrahim Almani alias Talba Malla, en cavale dans les encablures de la frontière avec le Tchad. Après son arrestation, il a été exploité au secrétariat d’Etat à la Défense en charge de la gendarmerie (Sed) où il a avoué être de nationalité guinéenne avant d’être déferré au parquet général.

En termes de motivations et de modes opératoire, ce faussaire a confié aux limiers de la gendarmerie qu’il bénéficie de la protection de certains pontes du régime et use du trafic d’influence pour réaliser son désir ardent d’être reçu au concours d’entrée à l’ Enam à tous les prix avec ses affidés que les dispositifs de sécurité mis sur pied par Linus Toussaint Mendjana, directeur général de l’ Enam ont happé le 26 juin dernier.
 
En rappel, depuis l’avènement de Linus Toussaint Mendjana à la direction générale de cette prestigieuse école, le robinet de «l’eau» est à sec.

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Les pistes de monnayage, de corruption et les horizons du népotisme semblent définitivement obstrués. En raison du retour de l’éthique à l’ Enam, des professionnels de la fraude utilisent d’autres modes opératoires. Le pot aux roses est découvert lorsque le Dg constate himself, des discordances entre le dossier physique et la liste informatisée, car il est désormais possible de s’inscrire aux différents concours de l’Enam par voie d’Internet. Le mis en cause ici est un certain Soh Ibrahim. Le Dg coutumier d’opérer des descentes dans les salles d’examen, question de toucher du doigt les réalités du déroulement des épreuves, tombe sur un certain Soh Ibrahim qui après moult interrogations, prétend être Talba Ibrahim, fils du directeur général de la Sonara, Ibrahim Talba Malla. Contacté par la direction générale de l’ Enam, le Dg de la Sonara affirme n’avoir jamais eu un fils nommé Talba Ibrahim. Coïncidence pour coïncidence, des limiers du secrétariat d’Etat à la Défense menaient des enquêtes sur un certain Soh Ibrahim. Ce dernier est menotté, extrait de la salle des examens et convoyé au Sed, manu militari.

En exploitation au Sed, le mercenaire ne passe pas par quatre chemins pour affirmer qu’il a été sollicité et payé par une agence qui appartiendrait à une dame. Sur ces entrefaites, notre infortuné dénonce d’autres cas de double identité. D’où l’instruction du Dg de l’ Enam de vérifier les identités des candidats, systématiquement à l’entrée principale des sites. Une opération qui a permis d’épingler d’autres cas de fraude et de démanteler pour ainsi dire le vaste réseau. Avec l’arrestation du chef de gang ; l’on espère que la boucle est désormais bouclée et que d’autres faussaires ne vont pas chercher à écumer les allées de l’ Enam alors qu’ils ne méritent pas.

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