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Concours de la police : des policiers et des militaires aux arrêts

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L’officier de police principal Ngassa et sept autres arnaquaient des candidats au concours de la police. D’autres suspects recherchés. Des fonctionnaires de la police et au moins deux militaires étaient attendus devant le procureur de la République hier à Yaoundé.

L’officier de police principal Ngassa Hubert, Zing Ndjana, militaire à la retraite et trois autres suspects devaient être déférés pour être entendus sur des faits d’escroquerie au préjudice de plusieurs candidats aux différents concours de recrutement au sein des forces de police. Les cinq suspects font partie d’une bande de huit personnes interpellées sur ordre du délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele. En fin de semaine dernière, deux policiers et un militaire révoqué ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui dans le cadre de la même affaire.

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Plusieurs hauts responsables de la police contactés par Le Jour affirment que tous les rabatteurs n’ont qu’à bien se tenir. « Le délégué général à la Sûreté nationale a instruit de mettre la main sur tous les escrocs qui veulent abuser de la naïveté des candidats à la police », indique un collaborateur direct de Martin Mbarga Nguélé, qui explique par ailleurs qu’un dispositif discret a été mis sur pied pour mettre la main sur les arnaqueurs. « Le Délégué général ne veut entendre parler ni de fraude ni de trafics d’influence pour les recrutements en cours », dit-il, avant de se féliciter que « tout s’est bien passé pendant les premières épreuves écrites ».

C’est le dispositif évoqué qui a donc permis d’interpeller les huit suspects qui ont extorqué d’importantes sommes d’argent à leurs victimes. « L’une des victimes a payé 4 millions de francs Cfa », à en croire l’une de nos sources. Le Jour a appris que d’autres suspects, qui se recrutent au sein de la police, de l’armée, ainsi que dans les services de la primature et de la présidence de la République, pourraient être interpellés dans les prochains jours. Les responsables de la Dgsn invitent du reste les candidats à dénoncer toute personne prétendant faciliter le recrutement à la police.

© Le Jour : Denis Nkwebo

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