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Complicités avec Boko Haram : Cavaye réitère ses allusions de 2014

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A l’ouverture de la session de juin hier, il a indiqué que la déstabilisation du Cameroun pourrait venir aussi de l’intérieur. Cavaye Yéguié Djibril est resté carré sur ses positions à propos des  complicités avec Boko Haram. « Aucune force exogène ne saurait venir délibérément déstabiliser le socle que constitue la République du Cameroun, sauf à croire que, quelques complicités endogènes soient impliquées dans une telle tentative », a indiqué hier, sur un ton martial, le président de l’Assemblée nationale. Avant de poursuivre : «Le Cameroun est débout, il est solide, il avance et il agit malgré sa diversité sociale et la pluralité de ses chapelles  politiques ou professionnelles ».

Ces propos ne sont pas différents de ceux prononcés par le lamido de Mada lors de l’ouverture de la session de juin 2014. Dans son allocution, le président de l’Assemblée nationale appelait les  députés à un sursaut patriotique. « Dans ce combat, aucune complicité ou duplicité ne sera tolérée. Les éventuels complices, nous les considérerons comme étant des fossoyeurs de la patrie, des traîtres à la Nation. Nous recommandons aux instances compétentes de les traiter comme tel et de sévir sans ménagement ni pitié. Ces complices doivent être recherchés. Ils doivent être débusqués par tous les moyens et punis sévèrement conformément aux lois de la République. Nous le savons, beaucoup sont parmi nous, les uns tapis dans l’ombre, les autres très actifs mais dans l’hypocrisie, faisant semblant d’apporter leur aide aux autorités, leur objectif étant de brouiller les pistes, certainement pour mettre le pays à feu et à sang. Ceci est inacceptable ! N’ayons pas peur, dénonçons les ! Ils doivent rendre compte de leurs turpitudes.»

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Suite à cette sortie de Cavaye Yéguié Djibril, l’élite de la Lekié, sous la conduite du ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’Etat, Henri Eyebe Ayissi signeront le 31 août 2014 un appel pour s’élever contre «les stratégies sournoises des complices nationaux de Boko Haram et leurs tentatives de déstabilisation des institutions avec l’appui de certaines puissances». La reaction du Pan, s’exprimant « au nom du grand Nord » sera sans appel.

«Ces allégations constituent des accusations qualifiées de très graves. Bien mieux, elles sont inopportunes, dangereuses pour la cohésion du Cameroun et préjudiciables à l’unité nationale. Les relents de stigmatisation dont elles sont porteuses à l’endroit des valeureux, des dignes et fidèles fils du grand Nord, appellent plus à la partition du Cameroun qu’à sa construction ou à la mobilisation de tous pour lutter contre un ennemi commun appelé Boko Haram», écrira-t-il.

Pascal Dibamou

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