Economie

Compétitivité, Le long chemin de la normalisation

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Etat des lieux dressé ce mardi à Douala lors d’une rencontre de sensibilisation des entreprises.

« L’Anor (Agence des normes et de la qualité, ndlr) continue d’enregistrer, cinq ans après sa création, une faible présence des opérateurs économiques dans les activités de normalisation.

Une situation qui s’explique par une méconnaissance de l’apport des normes dans la gouvernance de nos entreprises. » Le constat est de Charles Booto à Ngon, directeur général de l’Anor. L’organisme qu’il dirige organisait ainsi ce 17 février 2015, en partenariat avec le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), un séminaire de sensibilisation des opérateurs économiques sur les travaux de normalisation. Les travaux se sont déroulés dans les locaux du Gicam à Douala.

L’initiative est la concrétisation des missions communes des deux institutions, de renforcement de la compétitivité des entreprises et d’amélioration de l’attractivité de l’espace économique camerounais. Surtout que, ajoute Charles Booto à Ngon « dans un contexte où la qualité est devenue un critère de base essentiel sur lequel se mesurent les performances de toute structure en quête de profit, ce désintérêt vis-à-vis des travaux de normalisation n’est pas de nature à faciliter la compétitivité de notre tissu industriel dans la conquête des marchés nouveaux au moment où notre pays vient de ratifier les Accords de partenariat économique (Ape) avec l’Union européenne ». Ape « dont la crainte la plus largement partagée est la menace qu’il fait planer sur l’industrie locale », souligne Alain Blaise Batonguè, secrétaire exécutif du Gicam.

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Pour mieux étayer ses inquiétudes, il revient notamment sur quelques statistiques qui contredisent les ambitions de développement du Cameroun, qui vise un statut de nouveau pays industrialisé en 2035 : « La valeur ajoutée manufacturière est en effet passée de plus de 19% du Pib en 2000 à 13% à peine en 2011. Plus globalement, le secteur de l’industrie a observé la même tendance en passant de presque 34% à 27% dans la même période ». D’où la nécessité de la normalisation, « un des leviers sur lequel doit pouvoir se reposer une stratégie de relance économique en général et de l’industrie en particulier ».

Rita DIBA

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