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Communication Privée: L’aide publique rejetée par les quotidiens

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Le Jour, Mutations, La Nouvelle Expression, Le quotidien de l’Economie, sont entre autres les quotidiens qui ont boycotté l’aide publique à la communication privée gracieusement offerte pat l’’Etat. Si l’on en croit Le Quotidien de l’Economie du lundi 11 janvier 2016, le Journal «Emergence» reste parmi les rares quotidiens à en avoir bénéficié en 2015.

«160 millions seulement avaient été projetés dans le budget 2015 pour ce qui est de l’aide publique à la communication privée. Ce qui était de loin inférieur au montant budgétisé l’année précédente. Voyant cela et craignant les remous que cela allait entraîner, le Ministre de la Communication a dû saisir la «primature» afin que ce montant soit revu à la hausse», explique le secrétaire particulier du Ministre de la Communication. D’après lui, cela a engendré un retard dans le paiement, contrairement aux années précédentes, «où cela se faisait un peu plus tôt».

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Pour bénéficier de l’aide publique à la communication privée, les patrons de presse doivent déposer un dossier composé d’éléments tels que «la patente, un certificat de non-imposition pour attester que l’entreprise est à jour avec les impôts, une attestation d’immatriculation à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS)». La composition du dossier coute environ 300 000 FCFA.

Les patrons de presse justifient ce boycott par la volonté de vouloir rester indépendants, en plus du fait que les montants soient jugés «minables». Pourtant, «le non-paiement des salaires des employés (journalistes), la non-immatriculation de ces derniers à la CNPS, bref, la clochardisation des Hommes de médias sont d’autant des signes visibles qui traduisent le mal-être de la presse» au Cameroun.

Géraldine IVAHA

 

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