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Commerce international: L’Afrique logée à la dernière place

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L’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) et le Groupement Inter-patronal du Cameroun (GICAM) viennent de formuler des propositions pour sortir de l’impasse. Le faussé est immense. L’Afrique représente seulement 2 à 3% du commerce international. Ce chiffre a été révélé par le directeur général de L’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Lors d’un séminaire de formation sur la propriété intellectuelle à l’intention des opérateurs économiques tenu récemment au Groupement Inter-patronal du Cameroun (GICAM) à Douala, Paulin Edou Edou a déclaré que ce chiffre « signifie que nous sommes le territoire de consommation des pays étrangers. Nous consommons essentiellement ce qui vient de l’extérieur».

Il fallait donc attirer l’attention des chefs d’entreprises et des organisations non gouvernementales. D’après le DG de l’OAPI, « tout cela est dû à un manque de dynamisme et d’agressivité dans le sens d’arracher des marchés dans les pays des autres continents. Nous devons être agressifs de sorte que notre participation au commerce mondial soit de 10% ou plus, dans dix ans ».

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Cette interpellation tombe au moment où le Cameroun vient de mettre en application les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union Européenne. Pour le secrétaire exécutif du GICAM, Alain Blaise Batongue, « il est donc question pour les entreprises de s’adapter, de résister et de tout faire pour ne pas disparaître avec l’entrée en vigueur des APE ».

La Nouvelle Expression (LNE) parue le 6 septembre 2016 indique que « Dans l’optique de sensibiliser davantage le patronat, de les pousser à faire enregistrer leurs marques auprès de l’OAPI pour lutter contre la contrefaçon, et surtout pour se développer de façon remarquable et enfin de booster l’économie camerounaise puis être au niveau du commerce mondial des autres pays, les conférenciers ont proposé de protéger sa marque à l’étranger via le système de Madrid. Lequel présente plusieurs avantages pour les entreprises nationales ».

Pour Jacqueline Taylord Heliang, Chef de service des affaires juridiques et du contentieux à l’OAPI « il s’agit là d’un système pratique avec une procédure décentralisée de dépôt. Il permet une gestion facile du portefeuille. C’est un système économique dont le temps consacré pour les circuits administratifs est réduit. C’est un système avec une couverture géographique étendue ».

Jean-Marie NKOUSSA

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