Culture'Urbaine

Commerce en ligne au Cameroun : premiers balbutiements

E-commerce

Malgré quelques réticences, le Commerce en ligne, une nouvelle tendance qui a de plus en plus d’adeptes dans les villes du Cameroun.

Statistiques

De source proche de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat, 1 à 2% seulement de Camerounais font leurs achats en ligne. Pour cette minorité, la contrainte des distances avec des partenaires ou des parents résidents outre-mer est souvent la motivation de leurs choix. C’est tout à fait logiquement que la plupart des sites qui offrent des services de commerce au public camerounais sont basés en occident. Pour le reste, majoritairement des relais entre certaines grandes surfaces de vente et le grand public, il faut encore faire face à un environnement local pas totalement ouvert aux applications commerciales des TIC. Ceci, malgré une réglementation bel et bien existante, mais jugée insuffisante, pour engendrer un climat de confiance entre vendeurs et acheteurs.

La loi sur le Commerce en ligne

Dans une récente sortie, Albert Kamga, chef de la cellule informatique au ministère des Postes et Télécommunications précisait qu’au Cameroun, « l’entité que la loi a choisie pour être la base de la certification électronique est l’Agence nationale des technologies de l’informations et de la communication (ANTIC). » Et de rassurer : « Les instruments réglementaires sont en train d’être complétés, pour permettre le plein exercice de cette activité… » Pour plus de précisions, notre source avait alors dévoilé que « le coût estimé du certificat électronique sera d’environ 50 000 F pour les personnes morales et 20 000 F pour les personnes physiques ». Ceci, lorsque toutes les dispositions réglementaires seront effectivement mises en place.

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Etats des lieux

A priori, ces annonces ont tout pour rassurer sur l’avenir du commerce en ligne au Cameroun. En attendant, les opérateurs y vont de leur ingéniosité, pour conquérir les clients. En dehors des vitrines colorées et de mieux en mieux achalandées, c’est sur le rapport qualité-prix que les commerçants jouent le plus. Les produits mis en vitrine étant pour l’essentiel des appareils et matériels électroniques, et surtout des assortiments vestimentaires. Pour ce qui est des prix, il faudra logiquement ajouter un petit bonus, par rapport à ceux pratiqués en boutique. Du coup, sur certains sites visités, un appareil photo numérique va coûter en moyenne entre 59 000 et 140 000 F, un lap-top entre 200 000 et 5000 000 F, une paire de chaussures entre 9 000 et 150 000 F, un sac à main entre 15 000 et 50 000 F. Dernier détail, la vente. Si sur certains sites, le paiement peut se faire sur le Net, sur d’autres, ça se passe encore de personne à personne. Notamment au moment de la livraison.

C.T

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