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Comment Edzoa et Thierry Atangana ont ils accueillis la remise de peines ?

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Le temps que les formalités administratives s’achèvent, ils préparent déjà leur réinsertion.
Il va beaucoup mieux que les autres jours. Michel Thierry Atangana a retrouvé sa grande forme. A sa sortie de prison, il devrait être accueilli par les autorités de l’ambassade de France au Cameroun. Il passera sa première nuit en liberté dans un appartement de la résidence de France à Yaoundé. Tourné vers l’Occident, son départ pour l’Hexagone va intervenir dans la foulée.Après l’étape protocolaire de Paris, l’administrateur financier compte se retirer en Bretagne. Il a annulé les escales de Montpellier et de Monaco où l’attendent ses partenaires d’affaires. Michel Thierry Atangana a privilégié son séjour à Morlaix. Ici, une grande fête est prévue autour du maire et des membres du conseil général. Une messe d’action de grâce sera dite dans la paroisse de la ville où Michel Thierry Atangana est diacre permanent. Aux côtés du curé de cette paroisse, Michel Thierry Atangana avait achevé sa formation en théologie en 1997, quelques mois avant son arrestation. Il est resté attaché à cette commune. Et compte y poursuivre sa mission ecclésiastique. Plus que par le passé d’ailleurs. Bien qu’on le dise bien portant, il suivra tout de même une rééducation des muscles dans un centre de sport à Morlaix.

Michel Thierry Atangana compte surtout œuvrer pour la préservation des droits humains; Il ne s’est jamais remis de ses dures conditions de détention. Même à l’idée de recouvrer la liberté, Ça continue d’être un cauchemar pour lui. Pendant 17 ans, il vivait dans une cellule de neuf mètre carré sans lumière ni-aération. Le prisonnier était enfermé pendant 16 heures d’horloge. De 18h (de la veille) à 10h (du lendemain). Une fois loin de ce « fourgon », il a à cœur de militer auprès des organisations internationales et en particulier de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour que cette cellule ne soit plus jamais occupée par un autre prisonnier. Mais avant de ‘s’y mettre, Michel Thierry, Atangana est encore dans ce calvaire. Et depuis le décret du chef de l’Etat, une seconde de plus en prison est une seconde de trop. Il veut sortir de là au plus tôt. La décision du chef de l’Etat est certes d’ « application immédiate », tel que l’indique des juristes: mais il devra encore attendre.

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Cas par cas

En effet, il revient à la Direction des affaires pénales et des grâces du ministère de la Justice de régler les formalités administratives qui conduiront à la libération. Une source judiciaire proche de la chancellerie assure que les dossiers sont en train d’être traités au cas par cas. « Il ne s’agit pas d’une décision de justice qui nécessite que l’avocat fasse des diligences auprès du greffe ou au¬près du procureur pour obtenir un mandat de levée d’écrou, mais d’un décret présidentiel qui doit simplement être appliqué.

La décision a été prise le 18 février. Rien ne justifie, plus qu’à ce jour, notre client soit encore en détention. Si rien n’est fait d’ici vendredi (ce jour, ndlr), à ce moment nous serons obligés de devoir intervenir», prévient Me Keou, avocat de Michel Thierry Atangana.

Le lendemain de la décision du chef de l’Etat, dans la matinée du 19 février, Me Kéou a adressé une correspondance au consul de France au Cameroun, Astride Cheminel, pour que l’ambassade soit s officiellement s tenue informée. Une note d’information a aussitôt été transmise à l’ambassadrice, Christine Robichon. En attendant le jour J, les geôliers ont lâché du lest et les proches de Michel Thierry Atangana peuvent sereinement défiler au Sed.

Titus Edzoa, pour sa part, semble être moins pressé de quitter sa cellule. Aujourd’hui, il fera normalement son sport comme tous les vendredis. A Ses avocats qui sont venus le voir pour envisager dans quelle mesure il faudrait «bousculer les choses» au ministère de la Justice, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République leur a demandé de ne pas se mettre la pression. Ranger ses meubles lui prendra encore un peu de temps. Puis, il voudrait laisser le temps à son épouse, Geneviève, pour «bien» préparer son retour à la maison.


Eitel Elessa Mbassi

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