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Coalition international anti Boko haram : Paul BIYA« maître du jeu»

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Sous l’impulsion du chef de l’Etat, le Cameroun est à l’avant-garde de la mobilisation générale qui se met en place pour une réponse globale contre la secte islamiste Boko Haram.

Ça y est ! La coalition internationale anti Boko Haram a enjambé une étape déterminante à Yaoundé. Le sommet extraordinaire du Consel de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX) tenu ce lundi 16 février dans la capitale camerounaise en est un point d’orgue. Certes,ce n’est pas encore le moment pour nous de crier victoire sur ces hordes fantoches de la terreur et l’horreur, mais le temps leur est compté. Et la mobilisation générale qui se met en place pour une réponse globale incline à un réel espoir. En tout cas, la mise en oeuvre des résolutions et la stratégie collective appropriée devant prendre effet ne tarderont pas à donner un sens à ces différentes concertations.

Dans ce contexte et pour l’histoire, le cliché d’un Cameroun maître du jeu est saisissant. Comment oublier que des esprits retords et mesquins tendent à faire croire que le Cameroun serait à la 5e roue du carrosse dans la coalition internationale qui se met en place contre les terroristes islamistes de Boko Haram. D’aucuns ont même cru devoir opposer le Tchad au Cameroun, estimant que N’djamena sous l’impulsion d’Idriss Deby était dorénavant le leader non seulement de l’Afrique Centrale mais de la coalition anti Boko Haram.

Même s’il est incontestable que le président Deby a frappé un grand coup en entrant en guerre, menant lui-même ses troupes au front. Il faut reconnaître que le président Camerounais Paul Biya a bien manoeuvré. Il a lui même piloté de mains de maître une diplomatie offensive. Ce qui lui a permis de mobiliser les soutiens du Tchad, des Etats- Unis, de la Russie, de l’Union africaine, de la CEEAC…

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Comme à son habitude, Paul Biya a obtenu ce résultat sans avoir l’air d’y toucher, avec subtilité, finesse. Sans verser dans des déclarations tapageuses, laissant bien voir qu’il ne dormait pas. Au contraire d’un Nigeria amorphe, passif contre Boko Haram, à qui il a abandonné des pans entiers de son territoire, le Cameroun a opposé une résistance farouche aux terroristes. Ils ont maintes fois essayé de s’emparer des villes comme Fotokol. Chaque fois, ils se sont heurtés aux vaillantes forces de défense camerounaises. Pourtant, le combat a souvent été inégal. Les terroristes ayant toutes les cartes en mains : choix du terrain, de l’heure, de l’attaque, forme et durée du combat, armement et manière de l’utiliser…

Après avoir attaqué en traitres l’armée camerounaise, les terroristes s’enfuient et vont s’abriter au Nigeria. Il n’y a pas de droit de poursuite et si les forces camerounaises franchissent la frontière avec le Nigéria, ce dernier aurait beau peu de crier à la violation de son territoire. En réalité, Good Luck Jonathan est bien le maillon faible de cette coalition contre Boko Haram. C’est lui par un laxisme coupable qui a laissé les terroristes s’implanter à Gambane et y planter leur drapeau. C’est lui qui a abandonné les filles de Chibok enlevées par les hommes du sinistre AboubakarShekau.Il a fait circuler toutes sortes de rumeurs d’accord avec Boko Haram et durant son mandat présidentiel, il a carrément abandonné le Nord de son pays.

On ne l’y a revu que récemment pour battre campagne et il a échappé de justesse à un attentat. Good Luck Jonathan apparaît comme un président faible, uniquement préoccupé par sa réélection. Biya lui donne la leçon. Un patriotisme chevillé au corps, un engagement de tous les instants contre les terroristes, une incontestable habileté manoeuvrière.Tout cela fait qu’au final Boko Haram sera vaincu. Il est certain que son leader ne mourra pas dans son lit. Les Américains ont déjà mis sa tête à prix. La secte acculée de toutes parts se bat pour sa survie mais le temps lui est compté et les hommes de Shekau sont dans la nasse. On se souvient alors de cette petite phase de Paul Biya :  » le Boko Haram ne peut pas dépasser le Cameroun ». On savait Monsieur Biya habile politicien, le voici redoutable Chef de Guerre.

© Essingan : Marie Robert Eloundou

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