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CNPS : déjà trois mois sans salaire sous fond de contestation

CNPS-Yaounde-Cameroun

Les délégués du personnel contestés par le directeur général ont été affectés hors de Yaoundé. Ces travailleurs refusent de regagner leurs nouveaux postes. Achille Mvogo est infirmier en service au Centre hospitalier d’Essos (Che). Depuis deux mois déjà, son bureau a été scellé par le directeur du Che.

Cet employé de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) n’a toujours pas regagné depuis novembre dernier, son nouveau poste de travail à Garoua. Malgré le fait que son bureau reste scellé, Achille Mvogo travaille aisément au Centre hospitalier D’Essos. Depuis la fin du mois de décembre, son salaire a été suspendu. Six autres travailleurs de la Cnps se trouvent dans la même situation. Il s’agit notamment de Constant Metende, Jacques Mbock, Jean Bosco Atangana, Vincent Orock, Germain Elanga et Tsanga Messi. Ces employés en service à Yaoundé depuis quelques années ont été affectés en novembre dernier par le directeur général de la Cnps dans les localités comme : Yokadouma, Tcholliré, Yagoua et Garoua.

Aucun des sept employés de la Cnps n’a regagné son nouveau poste d’affectation par conséquent, leurs salaires ont été suspendus. En effet, le conflit opposant le directeur général de la Cnps et quelques employés, a pris une autre tournure depuis décembre 2014, avec cette suspension de salaire. Du 2 au 16 décembre, les employés en question ont organisé une grève de la faim pour s’opposer contre les affectations dont ils ont fait l’objet. Leur grève de la faim s’est déroulée à l’extérieur du bâtiment principal de la Cnps à Yaoundé. Ce conflit a d’ailleurs été porté au Tribunal de première instance de Yaoundé, Centre administratif, où plusieurs procès entre le dg et ses travailleurs sont en cours.

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Si les grévistes ont suspendu leur mouvement, c’est parce que le Premier ministre, chef du gouvernement, Philémon Yang, les avait reçus. Ce dernier leur avait promis de voir clair dans cette affaire. Le 19 décembre dernier, le Pm envoie une correspondance au Dg de la Cnps dans laquelle il lui demande d’annuler les affectations « disciplinaires » prises à l’encontre de certains employés. Malgré cette intervention du chef du gouvernement, le directeur de la Cnps n’est jamais revenu sur sa décision d’annuler ces affectations à problèmes. Ce climat tendu qui règne entre le Dg et certains de ses employés, survient lorsque les délégués du personnel décident de s’organiser le 14 janvier 2014.

Ce jour-là, les élections des délégués du personnel n’ont pas eu lieu à la Cnps comme dans toutes les entreprises privées et publiques. Elles avaient été reportées au 15 avril 2015 par le ministre du Travail et de la sécurité. La raison du report était que tous les syndicats devaient prendre part aux élections. Les sept employés, par ailleurs délégués de personnel et membres du syndicat national des employés gradés, cadres de banques et autres établissements (Snegbefcam) ne sont pas reconnus par le Dg de la Cnps. Lors des élections du 14 janvier dernier, ils ont été écartés par le dg qui les considère comme un syndicat des banquiers. Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale pour sa part a demandé plusieurs fois au Dg de la Cnps de faire participer ce syndicat aux élections des délégués du pesonnel.

Mais Mekoulou Mvondo n’a pas changé sa position malgré cette intervention de la « hiérarchie ». Le chargé de la communication de la Cnps, Simon Meyanga explique que si le salaire des employés en question a été suspendu, c’est parce qu’ils ne travaillent pas. A la question de savoir pourquoi le Dg refuse d’annuler ces affectations comme le Premier ministre lui a demandé, Simon Meyanga répond que son patron est le seul garant de sa gestion au sein de la Cnps. Or, les employés en question continuent de travailler dans leurs postes avant leur affectations. Peut-on suspendre le salaire d’un employé non licencié ?

Via Le Jour : Prince Nguimbous

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