Football

Clubs fictifs : la grosse arnaque

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Incapables de justifier le moindre bilan et décidés à se maintenir au pouvoir certains responsables créent des équipes fantômes à la veille des élections. A la suite de la crise de 2013, avec les élections annulées à la fédération camerounaise de football, la cacophonie s’est installée au sein de cette fédération, à la faveur de la violation des textes.

Une attitude voulue et entretenue par un groupe d’individus, déterminés à se maintenir par tous les moyens au sein de l’institution. Pour accomplir leur sale besogne, l’arme utilisée est la tricherie, avec des clubs fictifs qui voient subitement le jour, portent un manteau légal et se voient attribuer un droit de vote au détriment des clubs justifiant d’une personnalité juridique avéré et qui participe effectivement aux compétitions.

Avec la mise sur pied du Comité de Normalisation, l’on avait pensé la fin du désordre dans le processus électoral. Il n’en est rien été hélas ! Par de directives, les statuts sont violés, les acteurs majeurs que sont les clubs, relégués au second plan et minoritaires dans les instances de prise de décision. Par cette mise sur la touche, la voie s’est ouverte au tout venant. Ont alors surgi alors des dirigeants de circonstance sans aucun profil, plus aptes à se servir qu’à être au service du football. A la tête de chaque ligue, des « fidèles » ont été positionnés, qui auront par la suite la lourde charge d’élire les responsables fédéraux.

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Malgré la dénonciation par l’Association camerounaise des clubs amateurs de la création des clubs fictifs et la violation de la loi « un club, un vote », l’on est revenu au vote des personnes physiques, validé par le Comité de normalisation. La résolution selon laquelle seules les équipes ayant pris part au championnat 2012-13 sont concernées par les élections, est également ignorée. Le tapis est ainsi déroulé en faveur à des clubs ayant vu le jour en 2014. Pour mieux contrôler la machine à travers des obligés encore plus nombreux, des équipes en cessation d’activité même et n’ayant pas adressé une correspondance à l’instance faitière dans le but de reprendre les activités, sont autorisées à prendre part aux élections.

Ainsi notamment Hirondelle de Makak qui n’existe plus depuis plus de 15 ans, et de Coq sportif d’Obala. Ces clubs brandissent des licences de la saison en cours , mais incapables de présenter le moindre Pv d’une rencontre encore moins un calendrier de leurs différents matchs. La politique de deux poids deux mesures est aussi appliquée. Entre deux équipes évoluant dans la même ligue, seule celle qui est acquis à la cause du groupe est autorisée à voter. Le club Azur crée dans la Mefou et Akono, en est un parfaite illustration. Autre subterfuge utilisé.

Un même club pouvait se retrouver, la même année, dans deux ligues, à condition que celui-ci serve les intérêts, tel est le cas d’Avenir présenté comme club de la ligue du Mbam et Inoubou alors qu’il est inconnu des dirigeants de cette ligue. Tous ces tripatouillages avaient pour objectif, d’écarter les clubs en règle qui n’étaient en faveur du camp déterminé à garder le contrôle des opérations. La manipulation d’autant plus grossière que ces clubs ne figurent nulle part dans le rapport final de saison 2012-13 produit par le secrétaire général de la ligue régionale du Centre. Mais qu’importe

© Le Jour : Moïse Moundi

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