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Climat social: L’archidiocèse de Douala trainée en justice

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D’anciens instituteurs des établissements appartenant au diocèse dénoncent le non-paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires. Ils sont 14. Délégués de personnels membres du Syndicat des Travailleurs des Établissements Scolaires Privés du Cameroun (SYNTESPRIC), ils viennent de saisir l’avocate internationale Me Alice Nkom aux fins d’ester en justice contre l’archidiocèse de Douala.

Les 11 et 12 novembre 2015, environ 800 instituteurs des 45 écoles de l’archidiocèse de Douala et leurs enfants ont tenu une manifestation à l’esplanade de la Cathédrale des Saints Apôtres Pierre et Paul de Douala. Ils réclamaient une augmentation des salaires. «Nous avions décidé d’exprimer publiquement notre mécontentement par un arrêt de travail. Nous agissions ainsi, considérant le mépris caractérisé et notoire de la hiérarchie de l’enseignement catholique de Douala à l’égard des enseignants, brisant par le fait le dialogue social entre les deux parties depuis deux ans», expliquaient alors les grévistes.

Selon La Nouvelle Expression (LNE), «après la grève, s’en était suivie le 18 novembre une réunion tripartite dans les services du Sous-préfet de Douala Ier. D’après le SYNTESPRIC, comme mesures prises, dès janvier 2016, les enseignants catholiques qui jusqu’ici étaient payés à moins de 50 000 FCFA devaient avoir une augmentation de salaire. L’application de la médecine de travail et l’injection des primes d’ancienneté dans les salaires étaient aussi à l’ordre du jour». Mais au contraire, ils ont d’abord reçu des demandes d’explication et ensuite des lettres de licenciement. D’où leur colère.

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«Nous avons rencontré à deux reprises la tutelle respectivement les 10 et 31 mai 2016. Il a dit que dans deux jours, à compter du 31 mai dernier, il nous fera signe par le biais du Secrétariat à l’Éducation. En vain. Nous avons attendu sans aucun signe. Voilà pourquoi nous avons décidé de porter cette affaire en justice», soulignent les interlocuteurs qui ont par ailleurs «remis une lettre d’amendement au concerné», explique au journal les concernés.

Du côté de l’Archidiocèse de Douala, indique LNE, on fait savoir que les plaignants n’ont pas été licenciés, mais suspendu entre autres pour: organisation, incitation et participation à une grève illégale; utilisation des enfants à des fins subversives; entrave à la liberté du travail; trouble à l’ordre public matérialisé par le barrage de la voie publique empêchant les paisibles citoyens de vaquer à leurs occupations; atteinte religieuse d’un lieu de culte; insubordination.

Jean-Marie NKOUSSA

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