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Claude Le Roy : “Qui peut refuser les Lions Indomptables ?”

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Actuellement en négociations avec le Cameroun, le technicien français brûle d’impatience de retrouver une sélection qu’il connait bien. Après avoir qualifié le Congo pour le 3ème tour des éliminatoires zone Afrique du Mondial de 2018, le Français Claude Le Roy a quitté son poste le mardi 17 novembre. « Après deux années formidables, j’ai décidé de partir vers d’autres aventures », a-t-il dit.

Claude Le Roy avait qualifié le Congo pour les quarts de finale de la précédente Coupe d’Afrique des nations (Can- 2015). Une première pour le pays depuis 23 ans. Il laisse également l’équipe en tête du groupe E de qualification à la Can-2017. Arrivé en fin de contrat, il n’a pas souhaité s’éterniser dans ce pays où une offre de prolongation lui avait été formulée. C’est que ce vieux routier du football africain avait d’autres touches. A ce jour, la piste la plus crédible le mène à la tête des Lions Indomptables où Alexandre Belinga vient de conclure un excellent intérim (qualification pour le 3ème tour des Eliminatoires de la Coupe du Monde 2018) après le limogeage de l’allemand Volker Finke.

Des contacts existent entre le ministère des Sports, la Fécafoot et Claude Leroy et il serait actuellement question de régler certains détails relatifs à l’arrivée du Breton. Interrogé Lundi dernier sur le plateau de Canal +, Le Roy a donné des indices sans totalement se livrer. « Qui peut refuser le patrimoine national que représentent les Lions Indomptables ! », s’est-il interrogé. « Mon rêve c’est de finir dans un pays où on me reconnait une certaine valeur et c’est vrai qu’au Cameroun, jusqu’à aujourd’hui, les supporteurs me remercient. Après pour l’instant, je ne me suis décidé pour rien du tout. peut-être dans les prochaines semaines », a-t-il ajouté.

Un contrat sur la durée

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C’est au Cameroun, que Le Roy s’est révélé. Après un parcours héroïque achevé en finale de la Can de 1986, Il y a remporté la Can 1988 et a ensuite guidé les Lions Indomptables au Mondial 1998 en France. C’est lui qui a posé les jalons de la Dream Team qui marchera sur l’Afrique en 2000 et 2002 sous la houlette de son filleul Pierre Lechantre. C’est dire si l’ancien entraineur de Strasbourg a gardé un lien fort avec le Cameroun dont il a même été un moment officieusement conseiller spécial à la présidence de la République. A 67 ans, Le Roy détient le record de participation à la Can pour un entraîneur. Il en a disputé huit, avec le Cameroun, le Sénégal, la RD Congo, le Ghana et le Congo. Toutefois, ce technicien rompu n’est pas seul à prétendre au prestigieux strapontin de la sélection nationale camerounaise.

Après son flop à Lille d’où il a été viré, le nom d’Hervé Renard, double champion d’Afrique avec la Zambie (2012) et la Cote d’ Ivoire (2015) a aussi été évoqué. Mais il est peu probable que le jeune technicien de 47 ans s’entête à chasser sur les terres d’un Claude Le Roy qui lui a mis le pied à l’étrier en le prenant comme adjoint lorsqu’il dirigeait le Ghana. Reste à régler le cas d’Alexandre Belinga qui a humblement reconnu que sa mission avait pris fin avec la qualification des Lions pour le 3e tour du Mondial mais qui jouit d’une cote appréciable au sein de l’opinion publique nationale qui le verrait bien poursuivre l’aventure à la tête des quadruples champions d’Afrique. Rien n’indique pour l’instant que les autorités du football camerounais prêtent une oreille attentive à cette demande.

La tendance serait plutôt à l’arrivée de Le Roy qui est réputé être un entraineur à poigne avec une bonne capacité à détecter des talents locaux. Le Français devrait donc arriver dans les prochaines semaines avec un contrat de longue durée qui pourrait déboucher sur 2019 et la Can que le Cameroun organise en son sol.

© Le Jour : Hiondi Nkam IV

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