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Clap de fin pour le festival du film africain « Ecrans Noirs »

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«Adios Carmen» Ecran d’or du festival du film africain

Le film «Adios Carmen» du réalisateur marocain Mohamed Amine Benamraoui a remporté samedi à Yaoundé le premier prix de la 18ème édition de ce festival du film africain.

Le Maroc a triomphé samedi soir au Palais des Congrès de Yaoundé avec l’attribution de deux des prix les plus prestigieux du festival dirigé par Bassek Ba Kohbio. C’est d’abord Noureddine Saïl, actuel directeur du Centre cinématographique marocain, qui est monté sur le podium du Palais des congrès de Yaoundé pour recevoir le Prix Charles Mensah (Ecran d’honneur) récompensant sa «vie de combat pour le cinéma». Noureddine Saïl est philosophe et critique de cinéma. Avant de diriger le centre cinématographique marocain, il aura été, entre autres, directeur général de la chaine de télévision 2M au Maroc.

L’Ecran d’or, prix le plus prestigieux, récompensant les films en compétition au festival Ecrans Noirs a été décerné à la fiction «Adios Carmen» du réalisateur marocain Mohamed Amine Benamraoui. Il a été produit en 2012. «C’est le film qui nous a tous séduit dans le jury», a tenu à justifier Gerard Essomba qui présidait le jury de la catégorie «Longs et courts métrages» pour cette 14ème édition.

Tourné en amazigh et diffusé avec un sous-titrage en français, le film «Adios Carmen» raconte la vie du jeune Amar, la dizaine, dans le Rif marocain des années 1970. La vie de ce garçon prend un tournant au moment où sa mère décide de rejoindre son mari en Belgique pour six mois, le laissant avec Hamid, son oncle. Maltraité, affamé au quotidien par ce dernier, Amar se verra obligé de quémander – sans grand succès – du pain pour manger. Les misères du jeune garçon s’estompent lorsqu’il fait la rencontre de Carmen, Espagnole émigrée au Maroc avec son frère à cause du régime franquiste en Espagne.

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Carmen prendra Amar sous son sein et lui fera découvrir le cinéma dans un ciné-club qu’elle tient avec son frère Juan. De nouvelles misères, de jalousie cette fois, naitront entre Amar et son oncle à cause de l’amour de Carmen pour le jeune garçon que l’adulte ne peut avoir. Après la mort de Franco en Espagne et voyant naitre une inimitié avec leurs voisins marocains, Juan et sa sœur décident de rentrer en Espagne. Une seconde maman de perdue pour Amar avec le départ de Carmen et un profond dépit. C’est dans une profonde tristesse qu’il dit « Adios Carmen» voyant sa protectrice mettre les bagages dans la voiture. La fiction s’achève sur une note positive puisque la mère d’Amar rentre de Belgique pour retrouver son fils et l’emmener avec elle en Europe.

 Dans la catégorie internationale, le jury qui a remis l’Ecran d’or au film «Adios Carmen» a également récompensé l’actrice Viviane Sidibé du Mali au titre de meilleure comédienne pour le rôle jouée dans le court métrage «Toile d’araignée». L’acteur zimbabwéen Nach a été primé pour son rôle dans le film Dust and fortunes au titre de meilleur comédien. L’Ecran du court métrage a été décerné à Patricia Kwende pour le court métrage «L’appel».

Ecrans noirs 2014, c’était deux jurys. L’un consacré aux longs et courts métrages dits «internationaux» et un autre qui a examiné les documentaires et films camerounais. Ce second jury, présidé par Arthur Sibita réalisateur du film «Le coopérant», a attribué l’Ecran du documentaire à Jean Marie Teno pour: «Comme une feuille dans le vent», entretien entre l’auteur et Ernestine Ouandié, la fille de feu Ernest Ouandié. Le prix de la Meilleure révélation féminine au Cameroun a été décerné à Cynthia Elisabeth Ngono tandis que le celui du meilleur interprète masculin a été décerné à Godlove Nkany Nkai du film «The African Guest.» Le dernier prix décerné par ce jury, a été décerné à «Ntah’napi» des réalisateurs Stéphane Ousmane et Sergio Marcello au titre de Prix du meilleur film camerounais. Tous les lauréats ont uniquement reçu un trophée et un diplôme, sans chèque ou autre soutien financier.

Eugène C. Shema

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