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Cité Sic : L’unique piscine dépassée par l’affluence

Douala-Boko-Haram-Ebola

Elle accueille plus de 600 jeunes les week-ends, les promoteurs de la Piscine parfois obligés d’en refouler.

Samedi et dimanche derniers, la piscine semi-olympique de la Cité-Sic a reçu des centaines de jeunes. Près de 300 le samedi et dans les 400 nageurs le dimanche. L’espace était si saturé que le gérant a dû refouler des jeunes à l’entrée. Le scénario se répète souvent en fin de semaine. Dès vendredi, le complexe se remplit de nageurs, des jeunes venus de tous les coins de Douala. Notamment des étudiants et élèves. Parfois aussi des écoliers, accompagnés de parents ou d’ainés, bien que les maîtres nageurs veillent au grain. La piscine étant constamment bondée, il faut veiller à ce que rien de fâcheux ne leur arrive.

Piscine-Douala-Cite Sic

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Certes, assure le propriétaire, Relouanou Sharouboutou, il n’y a jamais d’accident. Mais les six maitres-nageurs ont souvent de la peine à canaliser les jeunes en situation d’affluence. La piscine est ouverte dès 10h. Et déjà, la demande est forte. Ce qui montre clairement que Douala manque de ce type de lieux de loisir.Ces jeunes « passent la journée ici et y restent parfois très tard. Seulement le centre est saturé. Si j’avais les moyens, j’en construirais 3 ou 4 du même genre dans la ville », explique Relouanou Sharouboutou. Ce site, aujourd’hui encombré, est pourtant chargé d’histoire.

En effet, la piscine a longtemps accueilli des sportifs de haut niveau, camerounais ou étrangers. Ils y venaient alors pour des entrainements ou des compétitions. A un moment, le centre est tombé en déliquescence. Il a fallu tout retaper. Selon l’actuel propriétaire, près de 180 millions F ont été investis pour sa réfection totale en 2008. De nouvelles installations (un moteur neuf, des douches…) sont en place, mais la piscine n’est pas extensible.

Aujourd’hui, si des compétiteurs ont repris le chemin de ce centre pour leurs entraînements, la pression des amateurs de natation-loisir se fait sentir. Comment satisfaire cette forte demande ? M. Relouanou ne voit que la construction de deux ou trois autres centres du même type à Douala.

Cameroun Tribune

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