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Cité balnéaire : Les mille visages de Kribi

Kribi

Situé sur la côte atlantique (2° Nord – 09°12 Est) à 200 km au sud de Douala, le chef-lieu du département de l’océan dans la Région du Sud, découverte de la principale cité balnéaire du Cameroun. La ville de Kribi compte 40000 à 50000 habitants, selon les estimations. Autrefois ville active, Kribi sort lentement d’un état de crise.

Les anciennes résidences sont un peu délabrées, et les rues défoncées,  mais l’activité touristique s’organise autour de quelques hôtels, restaurants et des deux débarcadères qui y existent ici.  Le débarcadère de Boamanga et celui de la présidence. A l’origine, cette ville était habitée par des populations pygmées, mais elles ont été peu à peu repoussées  dans les terres et habitent de petits hameaux isolés.

Kribi est un port de pêche, lieu idéal pour manger des poissons et des crustacés dont les fameuses crevettes qui vient des chutes de la Lobé. Les pirogues  constituent l’un des moyens privilégiés de transport des habitants de la côte, mais aussi des touristes soucieux de vivre les  réalités d’un monde plein d’exotisme. C’est aussi l’un des nombreux matériels de pêche qui ramènent chaque soir plusieurs kilogrammes de poissons aux populations. Site touristique très prisé par les visiteurs, Kribi est en passe  de devenir une destination à la mode dans le monde entier. Cette réputation lui a valu le surnom de riviera camerounaise due à la présence de superbes plages de sable fin qui bordent l’océan sans discontinuer sur des kilomètres et rappellent les plages des Caraïbes.

La plupart des hôtels et maisons sont installées en bordure de la plage, vraie richesse de Kribi. Tous ceux qui ont rêvé un jour de se baigner dans un décor paradisiaque verront tous  leurs fantasmes devenir réalité en se reposant, après quelques brasses, sous les palmiers qui peuplent la plage, très souvent couché au bord. Praticable par les poids lourds, la route de Kribi a permis de désenclaver le sud-ouest du Cameroun  et écouler le bois et le cacao d’Ébolowa.

Le projet

L’évènement est passé presque inaperçu. Le mercredi 14 mars 2012 a eu lieu à l’hôtel Hilton de Yaoundé, la cérémonie de présentation officielle du schéma directeur d’aménagement du  complexe industrialo-Portuaire de Kribi. La cérémonie était présidée par Louis Paul Motazé, président du comité de pilotage et de suivi du projet et secrétaire général des services du Premier ministre. On peut rappeler pour mémoire que Louis Paul Motazé a été ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, du 7 septembre 2007 au 9 décembre 2011 et qu’à ce titre, le projet de construction du complexe portuaire et industriel de Kribi est son bébé.

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Aujourd’hui, il est en réalisation. Il ne sert à rien de faire de Kribi un simple port à l’importance limitée alors qu’avec le volet industriel la ville de Douala sera moins sollicitée. La zone industrielle de Kribi favorise, la Création d’emplois par milliers, elle fixe sur place les populations de la région du Sud. Car, non seulement il y a le complexe industriel et portuaire,  il y a aussi le chemin de fer qui va relier les gisements de fer de Mbalam dans l’Est du pays au port de Kribi, tout comme la route bitumée qui va également relier les deux lieux. Il y a le bitumage des routes reliant les principales villes de cette région du pays comme par exemple Sangmélima-Ebolowa dont les travaux ont déjà commencé.

L’énergie n’est pas en reste avec la construction en cours de la centrale à gaz ou thermique de Mpolongwé (à Kribi). Ici les forêts, les terres fertiles sont propices à l’agriculture, car irriguées par des cours d’eau.

La vie

Les populations de Kribi sont obligées de se déplacer d’un endroit à un autre avec les motos taxis seul moyen de transport sur la terre ferme. Aujourd’hui Kribi est constitué des Batangas, des Mabis ces différentes tribus partagent ce territoire en bon terme. Ici les habitants exercent tous les mêmes activités telles que la pêche, le commerce qui se résument à la vente des poissons frais, braisés ou fumés tandis que l’agriculture est réservée aux allogènes. Le mercredi et le samedi sont les jours de marché. Arrivé de bonne heure à Boamanga, vous assisterez à l’arrivée des pêcheurs partis en haute mer pour la grande pêche.

Apres avoir gardé les réserves de poissons pendant une semaine ils rentrent le samedi pour vendre les poissons. Toutes les variétés y sont et les clients n’arrivent que précisément ce jour menu de glacières pour acheter des poissons vendu pour la plupart en kilogramme et reprendre leur route avec des provisions bien conservés. Les crustacés c’est à- dire les crevettes, les crabes ne sont pas en reste. Avec cette assurance, un petit détour du côté du barbecue n’est pas de refus avec cette bonne ambiance c’est seulement bien plus tard que ces visiteurs peuvent prendre congé. Il est constant que parce qu’elle est une ville touristique, Kribi reste une ville très coûteuse où l’on ne peut vivre si l’on est citoyen moyen. Malgré tout, c’est une ville qui mérite le détour.

Danielle Soppo

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