Features

Chronique Mondial: parole à la défense

presse-bresil-journalistes-mondial

Au fur et à mesure que l’on avance dans le tournoi, la moyenne des buts va decrescendo.

Le mondial 2014 avait commencé sur un rythme fou. L’offensive était au rendez-vous et les attaquants étaient à la fête. Pour de nombreux observateurs, la qualité du jeu était même spectaculaire. L’enthousiasme était d’autant plus compréhensible que la plupart des fines gâchettes du football international (Robben,Messi,Van Persie, Neymar etc .) ont dégainé d’entrée de jeu. Tous les ingrédients étaient alors réunis pour que les buts s’enfilent comme des perles. Et les buts il y en a eu à profusion lors de la première phase de la compétition. Mais au fur et à mesure que l’on avance dans le tournoi, la moyenne des buts va decrescendo. Il faut dire qu’après la phase d’écrémage naturel du premier tour, les rescapés de la seconde semaine se tiennent à peu de choses. Ainsi, lors des premières rencontres à élimination directe, les équipes ont commencé à moins se découvrir et privilégient le calcul.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Au demeurant, les matches des huitièmes de finale ont permis de prendre une autre mesure du Mondial 2014. Il n’est plus question d’offensive à tout va. Il faut aussi savoir assurer ses arrières. Et les défenseurs qui prenaient de l’eau de toutes parts lors de la phase de poules ont retrouvé de l’allant. Ainsi, au cours de cinq des huit rencontres des huitièmes de finale, on a eu recours aux prolongations et une fois aux tirs au but pour départager les équipes. Les défenseurs veillaient au grain. Comme un symbole, ce sont les gardiens de but, communément appelés derniers remparts qui se sont mis en exergue. Ils ont été particulièrement brillants, même lorsque leurs pays ont fini par être éliminés. Ochoa, le Mexicain ; Enyama, le Nigérian ; M’bolhi, l’Algérien ; Benaglio, le Suisse ont ainsi longtemps retardé l’échéance  pour leurs pays. Quant à certains vainqueurs, Neuer, l’Allemand ; Lloris, le Français ; Julio César, le Brésilien ou Navas, le Costaricien, leurs pays leur doivent une fière chandelle, tant ils ont été décisifs. Mais ils ont bien sûrs été aidés par des joueurs de champ tout aussi inspirés et décidés à mettre en échec les artificiers de tous bords.

A coup sûr, pour les quarts de finale qui débutent ce soir et pour le reste de la compétition, nous aurons encore l’occasion d’apprécier la rigueur des systèmes tactiques mis en place par les différents sélectionneurs. L’enjeu est dans un premier temps, rien de moins qu’une place dans le dernier carré de la coupe du monde, la prudence devrait donc être de mise. Dans de tels dispositifs, les défenses seront la clé de tout. Tant pis pour les puristes. Mais on ne devrait pas trop se plaindre. Ne dit-on pas généralement dans le milieu que la meilleure défense c’est l’attaque.

Simon Pierre ETOUNDI

Populaires cette semaine

To Top