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Christiane Soppo La secrétaire de Marafa Hamidou décède dans des circonstances troublantes

Marafa-Hamidou-Yaya-MINATD-Attentats
Selon les informations en notre possession, c’est depuis la veille, samedi dernier, que sa famille notamment sa fille établie en Belgique qui venait de regagner le Cameroun était restée sans nouvelle de sa mère. Inquiète, elle a alerté la police qui a opté d’enfoncer la porte de son domicile. «Ma mère devait venir me chercher à l’aéroport samedi. Ne la voyant pas à ma descente d’avion, j’ai essayé de la joindre au téléphone en vain. Elle ne décrochait pas. J’ai dû me résoudre à emprunter un taxi. N’ayant pas eu de ses nouvelles jusqu’à ce matin j’ai alerté la police et le reste de la famille», a indiqué la jeune dame à la police au moment de la déposition intervenue quelques temps après que les forces de l’ordre ont découvert le corps de la secrétaire attitrée de Marafa Hamidou en putréfaction avancée. Ses restes ont été déposés à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Au moment où nous allions sous presse, le légiste l’auscultait.En outre, les gendarmes du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) affirment s’être déjà habitués à la silhouette de cette dame de 57 ans qui était une des plus régulières à rendre visite à Marafa Hamidou Yaya incarcéré dans ces locaux. Elle y a d’ailleurs été aperçue pour la dernière fois, mercredi 22 janvier 2014, du moins se souvient un gendarme en service au quartier général de la gendarmerie nationale. L’entourage de l’ex-ministre d’Etat indique pour sa part que Christiane Soppo, fonctionnaire à la retraite depuis près de deux ans était la plume (sans être le nègre) de l’auteur des lettres les plus sulfureuses contre le régime de Yaoundé depuis son incarcération. C’est elle en effet, qui apprêtait ses correspondances, de même qu’elle arrangeait ses rendez-vous. «Lorsque tu sollicitais un rendez-vous avec le ministre d’Etat, au détour d’une rencontre au tribunal par exemple, c’est le numéro de téléphone de Madame Mbango Soppo qu’il vous donnait», ajoute nos sources.Les mêmes qui affirment qu’on ne lui connaissait pas ces temps-ci, une maladie dite « grande [chronique, Ndlr»]. De même qu’elles soulignent qu’aucune effraction n’a été constatée à son domicile. Tout le mystère demeure donc autour de la disparition brusque de la quinquagénaire en attendant les premières conclusions du médecin légiste.

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Rodrigue N. TONGUE

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