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Le Gouvernement engage la chasse aux sociétés fictives de gardiennage

Dès le 16 septembre 2016, seules les sociétés en règle auront l’autorisation de poursuivre leurs activités. Une réunion de sensibilisation des responsables des sociétés privées de gardiennage s’est tenue mercredi à Yaoundé. Elle regroupait les opérateurs des Régions du Centre, du Sud et de l’Est. Il était question pour le Gouvernement d’attirer leur attention sur le fonctionnement de ce secteur.

En effet, plusieurs sociétés privées de gardiennage exercent au Cameroun en marge de la réglementation, grâce à la tolérance administrative. Et, cela ne saurait durer. Car, dès le 16 septembre 2016, seules celles qui détiennent un agrément signé du Président de la République, Paul Biya, pourront continuer d’exercer. Les précisions du Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation chargé des collectivités territoriales, Jules Doret Ndongo, dans l’audio CRTV ci-dessous:

Si le Gouvernement brandit le bâton pour mettre un terme à l’anarchie qui règne dans le secteur, les opérateurs eux, crient à la lenteur administrative. «C’est une situation très préoccupante. Parce que, dans mon cas, toutes les pièces qui ont été demandées au niveau de la Commission avaient été fournies, la caution de cinq millions avait été déposée, et le dossier est parti à la Présidence depuis 1989», affirme un opérateur.

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Dès le 16 septembre prochain, les Préfets sont tenus d’appliquer la loi de manière rigoureuse. Des sanctions qui vont jusqu’à l’emprisonnement sont prévues pour les récalcitrants. Au Cameroun, seules neuf sociétés de gardiennage disposent d’un agrément du Président de la République leur permettant d’exercer conformément à la loi. Ces données sont issues du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MINATD), à la date du 10 janvier 2015, selon des enquêtes menées dans les 10 régions du Cameroun avec l’aide des Gouverneurs et des Préfets. Actuellement, il existe «une pléthore de sociétés et établissements de gardiennage» sans agrément, reconnait-on au MINATD.

La loi camerounaise définit l’activité privée de gardiennage comme «toute activité qui consiste à fournir aux personnes physiques et morales contre rémunération de façon permanente, exceptionnelle ou discontinue, des services ayant pour objet la garde des biens meubles ou immeubles ainsi que la protection des personnes liées directement ou indirectement à ces biens». L’escorte et la protection des personnalités, le gardiennage d’individu à individu, le transport des fonds sont des activités exclues de cette définition.

Les sociétés de gardiennage autorisées à exercer au Cameroun. Source : Cameroon Tribune, n°10761/6990 du 19 janvier 2015, p.8

1) Panthere Security, Douala. Propriétaire: Feutcheu Joseph

2) Vigilcam Security, Yaoundé. Propriétaire: Ndjock Parfait

3) Africa Omnibusiness Sarl, Garoua. Propriétaire: Meyanga Marie-Angèle

4) Wackenhut, Douala. Propriétaire: Biyimoh Joseph

5) Africa security, Douala. Propriétaire: Turpin Martine

6) Safety Curtain Sarl, Yaoundé. Propriétaire: Mvondo Assam B.

7) Société camerounaise de sécurité Sarl, Yaoundé. Propriétaire: Moneboulou Zeh J.C.

8) Essoka Security, Bamenda. Propriétaire: Nsoh Joseph

9) Dak security, Yaoundé, Propriétaire: Dieye Abdel Henry

Otric NGON

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