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Ces secteurs qui vont créer la richesse autour de la CAN 2019

CAN 2015 - Cameroun

Tourisme, infrastructures, BTP, services, les opportunités pour les entreprises camerounaises et le gouvernement explorées lors d’un échange mercredi dernier à Yaoundé.

Le tourisme. L’organisation d’une manifestation sportive comme la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) que le Cameroun accueille en 2019 est une aubaine pour les entreprises opérant dans ce secteur. En 2010 déjà, l’Afrique du Sud qui abritait la Coupe du monde de Football a reçu 300 000 touristes. Ceux-ci ont dépensé 200 milliards de F. Le Cameroun, avec son potentiel touristique, pourrait brasser plus de milliards et pourquoi pas drainer plus de touristes. Pour cela, il faut des structures d’hébergement qui répondent aux standards. Le cahier de charges de la Confédération africaine de football (CAF) en matière d’offre d’hébergement est connu. « Chaque zone d’accueil de poule du tournoi doit être dotée d’au moins trois hôtels quatre étoiles dont deux pour les équipes et un pour les officiels de la CAF ». Des projets qui devront être réalisés dans les villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Garoua et Limbe, pressenties pour accueillir les rencontres sportives.

Pour réaliser ces infrastructures et plusieurs autres, les entreprises camerounaises devront être à la hauteur, c’est-à-dire, être capables de les construire dans les normes. C’est du moins l’avis qu’a émis Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa). Mercredi dernier, avec d’autres membres du gouvernement, il prenait part au diner-débat organisé par le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) sur le thème : « Comment faire de la CAN 2019 une opportunité pour doper les activités des entreprises et accélérer la croissance ? » Echanges conduits par André Fotso, président du Gicam. Pour les entreprises nationales, présentes à la rencontre, le Minpmeesa a suggéré deux voies : la mise à niveau et la sous-traitance. Deux passages nécessaires pour gagner des parts de marché.

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Combinaisons gagnantes

Les entreprises nationales, du fait du manque d’expérience (la dernière CAN organisée par le Cameroun remonte à il y a 42 ans), leur taille et leurs moyens financiers limités, devront conjuguer avec l’Etat qui lui, tout en investissant pour l’organisation de cet événement sportif, doit continuer à investir dans les autres secteurs. Pour le cas des infrastructures, notamment la construction des stades, Nasser Njoya, consultant au Gicam, suggère de construire des stades 2.0 ou stades de nouvelles générations. Des stades autour desquels pourront se greffer d’autres activités périphériques à l’instar de la billetterie numérique et la restauration, et où les entreprises pourront créer des espaces pour recevoir leurs clients. Autre suggestion, le Naming Right. C’est-à-dire, permettre aux entreprises de donner leurs noms aux stades. « Cette approche à l’avantage de réduire de 20% l’investissement de l’Etat et de 40% son budget d’entretien », explique Nasser Njoya. Les entreprises, elles, gagneraient en notoriété. Ces stades seraient donc construits sur le modèle du partenariat public-privé. Ou mieux, les entreprises nationales pourraient créer des consortiums avec des étrangers afin de contourner les contraintes éventuelles dans l’acquisition de marchés.

Josiane TCHAKOUNTE

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