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Ces rebelles centrafricains qui attaquent le Cameroun

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Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain enlève huit Camerounais et menace d’attaquer le Cameroun si leur chef militaire, Abdoulaye Miskine, qui serait détenu à Yaoundé n’est pas libéré.

La ville de Garoua Boulai essuie depuis lundi, dans la nuit des coups de feu à l’arme lourde d’une bande armée centrafricaine regroupée au sein du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (Fdpc). Cette bande armée revendique l’enlèvement de huit Camerounais, le samedi 20 septembre 2014 au quartier Sabongari à Garoua Boulaï. Aux environs de huit heures du matin, Sa Majesté Koulagnia Itamarck, chef du quartier Béthanie à Garoua Boulaï, en compagnie de huit autres Camerounais se rendaient dans leurs plantations situées non loin du fleuve Kadey, à proximité de la frontière avec la Rca, qui elle-même se trouve derrière le quartier Sabongari.

C’est sur le chemin qu’ils ont été enlevés par les éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (Fdpc). Avant la traversée du fleuve pour rejoindre la République Centrafricaine, les ravisseurs ont libéré un prisonnier (une femme) afin de transmettre aux autorités camerounaises à Garoua Boulaï leurs revendications. Le Fdpc qui revendique cet enlèvement exige la libération de Abdoulaye Miskine, un chef de guerre qui avait été interpellé à Bertoua le 16 septembre 2013 et conduit à Yaoundé, où il serait encore détenu.

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Dans une correspondance adressée aux autorités camerounaises, le Fdpc a donné un délai de 72 heures aux autorités camerounaises pour céder à leur exigence. Dans le cas contraire, ils attaqueront le Cameroun. Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain n’a pas attendu l’expiration de leur ultimatum pour passer à l’action. C’est ainsi que dans la nuit du lundi 22 septembre aux environs de 23 heures, le groupe armé centrafricain à effectué sur la ville de Garoua Boulaï de nombreux tirs à l’arme lourde. L’armée camerounaise a aussitôt réagi à l’attaque, les échanges de tirs ont duré une heure. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, coté camerounais, mais on ignore encore le bilan du coté de la rébellion.

Depuis le déclanchement de la crise centrafricaine le 24 mars 2014 suite au renversement du président François Bozizé, le Cameroun subit de nombreux actes de violence parmi lesquels on peut citer l’assassinat de l’officier de police Ngando à Toctoyo, les attaques de Gbiti, l’enlèvement de 18 otages à Yokosiré, dans le département de la Kadey où 12 éleveurs camerounais ont été pris en otage, pour ne citer que ces exempleslà.

Pour l’instant, le calme règne à Garoua Boulaï et les populations vaquent normalement à leurs occupations, mais les débits de boisson, les lieux de réjouissance populaire et autres endroits de forte concentration populaire ont été sommés de fermer boutique à partir de 20 heures.

© Le Jour : Charles Mahop

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