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Ces ministres adeptes de pratiques occultes

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Dans un entretien accordé à notre confrère Gambe Eddo du périodique Thiérval il y a quelques mois, Didier Ovono, l’ancien morguier de l’hôpital régional de Bertoua a fait, sans les citer nommément, des révélations fracassantes sur certains hauts dignitaires du régime -ministres et autres directeurs généraux des sociétés d’Etat- qui sollicitaient régulièrement ses services, alors qu’il officiait encore à la morgue de cet établissement hospitalier, du chef-lieu de la région du soleil levant.

L’intéressé raconte:

«Je recevais la visite des ministres, des DG des sociétés privés et d’Etat. Ceux-ci quittaient Yaoundé pour Bertoua parce qu’ils voulaient être discrets dans leur manigance. Je les recevais à minuit, eux-mêmes conduisaient leur voiture. Certains préféraient sodomiser les cadavres. D’autres qui n’étaient pas courageux me payaient pour que j’aille livrer au bureau, et cela se passait autour de 23 heures. J’étais sollicité parce que j’entretenais bien le business. Pour les cadavres, je n’avais aucun remord à faire tout cela. Je pouvais gagner 500.000 FCFA à la fin de chaque mois. La livraison dans les ministères ne concernait pas toujours les ministres, même les employés faisaient des pratiques pour accéder aux postes supérieurs»

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et à lui de poursuivre:

«Beaucoup de ministres avec qui j’ai traité sont encore en fonction et d’autres en prison. Lorsque je livrais des organes à ces gens-là, le point de rencontre était le Mont-Febé et souvent le Hilton. On me contactait une semaine avant, je recevais le numéro de la chambre et lorsque j’arrivais à l’hôtel, je ne m’arrêtais pas à la réception. J’entrais directement dans la chambre, je déposais le colis qui était souvent les dents, la langue, le cœur, ça dépendait de la pratique. J’étais payé 55000 FCFA à 100.000 FCFA».

A la question de savoir, s’il avait la conscience tranquille après avoir tant dépecé les dépouilles et meurtri de nombreuses familles, Didier Ovono a allégué qu’il n’était pas capable de tuer un homme pour vendre ses organes, mais que lorsque survient la mort, tout est fini.

Dans le même entretien, l’ex morguier a également confessé à notre confrère que certains acquéreurs de ces organes humains les gardaient parfois par-devers eux, dans leur vêtement, même dans les lieux de service, pendant une année entière.

 Yves Junior Ngangue

En Bonus cette video : Les morguiers jouent Le rôle des bouchers à l’hôpital Laquintinie de Douala

 

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