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Centre National des urgences de Yaoundé: Comment ça fonctionne?

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Inaugurée mercredi dernier, cette institution hospitalière en charge des malades en détresse est ouverte 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. « J’espère qu’au Centre National des urgences, on ne demandera pas de payer la caution avant de prendre un malade en charge. Sinon, on le laisse mourir faute de moyens ». Dixit Joséphine Biloa, cadre d’entreprise. « Nous espérons que le personnel médical va s’occuper des patients comme on le voit dans d’autres pays », souhaite-t-elle.

Un tour au Centre national des urgences de Yaoundé (CURY) hier quelques heures après son inauguration, a permis à l’équipe de CT de vivre l’expérience des malades en détresse et de tenter de trouver des réponses aux préoccupations des usagers. Au CURY, c’est à l’image des médecins de la série « Urgences » diffusée sur les chaînes câblées que le personnel s’attèle à s’occuper rapidement des patients. Ici, aussitôt admis aussitôt pris en charge, sans caution. « Depuis hier (Ndlr : mercredi) nous avons déjà opéré quatre cas de fractures de la jambe. Mais bien avant l’inauguration, une vingtaine de malades avait déjà été admise dans le centre. Il s’agit des cas d’accident vasculo-cérébrale (AVC) et des personnes victimes d’accident sur la voie publique », a expliqué le Dr Luis Joss Bitang à Mafok, directeur du CURY. Sa blouse blanche bien mise, il vient de sortir du bloc opératoire où il a passé plus de quatre heures. « Nous accueillons tous les malades en urgence et nous disposons d’un service interconnecté qui permet une prise en charge multidimensionnelle dans un rayon restreint afin de sauver le malade en temps réel », explique le directeur du CURY.

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Concernant les équipements, le centre dispose d’un plateau technique relevé et d’un système de post-payement qui permet de dresser la facture aux malades après tous les soins. Ici, le rôle premier est d’abord de sauver la vie de la personne en danger de mort parce que « 40% des personnes qui arrivent aux urgences meurent. Alors, il faut faire vite et l’argent vient après », peut-on entendre dire. Cette formation hospitalière spécialisée, d’une capacité de 50 lits avec 265 employés tous grades confondus, ambitionne de relooker les urgences, souvent considérées comme « un mouroir. » Le travail se fait 24h /24 et 7j/7.

 « Nous avons un service mobile qui débute les soins sur le lieu de l’accident à condition d’être informé. Le numéro vert sera communiqué incessamment parce que le ministre de la Santé publique s’est accordé avec son collègue des Postes et Télécommunications », a rassuré le directeur du CURY. Comme dans une fourmilière, du service d’accueil qui permet de qualifier l’urgence au service d’imagerie avec toutes les composantes en passant par celui des soins intensifs, à la chirurgie, le laboratoire et la pharmacie, c’est chaque personnel qui donne du sien. Le volet maintenance et stérilisation n’est pas en reste. « C’est un domaine délicat. Nous sommes assistés par les Cooréens et aucune erreur liée aux appareils n’est permise. Nous avons pensé à tout parce que pour lever l’urgence, il faut des examens », a-t-il conclu. Au CURY, on veut faire rêver

Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG

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