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CEMAC: La sécurité en commun

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Aux côtés de sujets économiques, la crise centrafricaine et la guerre contre la secte Boko Haram ont dominé le 12e sommet des chefs d’Etat de la CEMAC qui a pris fin hier. Difficile pour les chefs d’Etat des pays membres de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) qui ont bouclé hier leur sommet à Libreville au Gabon de ne pas évoquer la situation sécuritaire dans la sous-région.

Le Cameroun et le Tchad sont, en effet, engagés dans la guerre contre la secte islamiste Boko Haram, alors que s’est ouvert lundi à Bangui en République centrafricaine, le Forum national de réconciliation censé ramener la paix dans ce pays-frère. Autant de faits qui ont une incidence sur le fonctionnement de l’organisation sous-régionale. A l’ouverture des travaux avant-hier, l’hôte du sommet, le président Ali Bongo Ondimba a souligné, en ce qui concerne la crise centrafricaine que « si elle s’est atténuée à la faveur d’une action politique intense et par l’effet de concours financiers et militaires considérables, elle n’est pas pour autant terminée ».

En plus de la crise centrafricaine, l’autre sujet lié à l’insécurité concernait les exactions de la secte islamiste Boko Haram. Les chefs d’Etat des pays-membres ont salué les efforts du Cameroun et du Tchad pour faire face à cette menace et souligné la nécessité pour les pays-membres d’assurer la sécurité de leurs populations. « La CEMAC, par solidarité mais aussi par devoir pour sa survie, ne saurait tourner le dos aux efforts que déploient le Cameroun et le Tchad pour contrer les ambitions d’extension du terrorisme dans notre sous-région », a relevé le chef de l’Etat gabonais.

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Toutefois, la rencontre de Libreville aura également permis aux six Etats-membres d’évoquer des sujets d’ordre économique, dans un environnement marqué par la chute des cours du baril de pétrole, l’une des principales sources de revenus de certains des pays-membres. La rencontre a donc permis aux chefs d’Etat et leurs représentants d’évoquer des réformes en vue de soutenir la croissance économique dans un environnement où la plupart des Etats ont adopté des plans de développement. Ils ont noté l’évolution du rôle de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) qui, en plus d’œuvrer à la maîtrise de l’inflation, doit désormais financer l’économie. « Ce financement de l’économie pourrait transiter par la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) » comme l’a suggéré le chef de l’Etat gabonais.

La rencontre au cours de laquelle le président de la République Paul Biya, était représenté par Luc Ayang, président du Conseil économique et social, a aussi permis de discuter de sujets tels que les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne, les changements climatiques dans la perspective de la préparation du sommet de Paris en décembre prochain. Sur ce dernier point, les pays de la CEMAC ont convenu de l’élaboration d’une stratégie communautaire, afin de mieux faire valoir les intérêts de la sous-région.

Jean Francis BELIBI

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