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CAN 2019: Les arguments qui ont séduit la CAF

CAN 2015 - Cameroun

Il a fallu du temps… Le Cameroun, qui n’a plus accueilli la CAN depuis 1972, organisera l’édition 2019.

42 ans après !

Il a fallu du temps… Le Cameroun, qui n’a plus accueilli la CAN depuis 1972, organisera l’édition 2019. La Confédération africaine de football a sifflé la fin du suspense à Addis-Abeba samedi dernier, en officialisant les noms des pays qui vont abriter les Coupes d’Afrique des nations 2019 et 2021. Deux lauréats qui sont respectivement le Cameroun et la Côte d’Ivoire, préférés à l’Algérie, la Guinée et la Zambie. Les deux dossiers ont le plus convaincu les 14 membres de la Commission permanente de la Can et vont permettre aux deux pays d’accueillir chacun une seconde édition de la Can après celles de 1972 et 1984. Le pays de Roger Milla dont le dossier a été défendu avec brio par Tombi à Roko Sidiki, le Secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) mentionne cinq stades dans son dossier (Bafoussam, Douala, Garoua, Limbé et Yaoundé) et se présente comme un pays stable.

Les Camerounais peuvent remercier Issa Hayatou d’avoir pesé de tout son poids pour que l’organisation de cette grand’messe du football soit attribuée au pays des Lions indomptables. Le pays de Roger Milla compte à ce jour, trois stades omnisports qui ont connu des jours meilleurs mais ont sérieusement besoin d’une remise à niveau alors que les projets du Programme national de développement des infrastructures sportives (Pndis) piétinent depuis une dizaine d’années. Dans l’ensemble, le Cameroun propose à l’Afrique cinq stades, dont, le stade de Nguémé à Limbé (20 000 places), le stade de Kouekong à Bafoussam (20 000 places), le stade omnisports Roumdé Adjia de Garoua (15 000 places), le stade omnisports Paul Biya de Yaoundé (60 000 places), et le stade omnisports de Bwang Bakoko à Douala (50 000 places). Faut-il croire, au-delà des beaux discours, que le moment de passer à l’acte est enfin arrivé ?

Un dossier de Christian TCHAPMI et Marie Louise MAMGUE

Opération de charme: Les arguments qui ont séduit la CAF

Entre stabilité politique, promesses de redéploiement de la politique nationale des infrastructures sportives, routières, hôtelières et télécommunicationelles, le dossier du Cameroun a conquis la mission d’inspection.

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C’est Tombi à Roko Sidiki qui a eu la lourde responsabilité de présenter et de défendre la candidature du Cameroun devant les membres du Comité exécutif de la Caf vendredi dernier à Addis-Abeba. Pour avoir suffisamment cerné les contours de ce grand dossier dont il en a presque fait un livre de chevet, le secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’a pas eu du mal à égrainer le chapelet des arguments susceptibles de militer en faveur du pays de Samuel Eto’o. Pour tout dire, le patron de l’administration de l’instance faîtière du football camerounais a réussi à séduire son assistance et dompter les autres candidatures en lice comme celles de la Côte d’ivoire, de la Guinée et de la Zambie, présentées comme des sérieux concurrents dans la course vers l’organisation de cette Can 2019.

S’appuyant sur les assurances du gouvernemen,t à travers le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), Tombi à Roko a réaffirmé la volonté de l’Etat du Cameroun de mettre à la disposition de la Caf, conformément à ses exigences, les infrastructures sportives ci-après : deux stades et cinq aires d’entraînement engazonnées à Yaoundé ; un stade et cinq aires d’entraînement engazonnées à Douala, Bafoussam, Garoua et Limbe. Bien plus, le Sg a rassuré que les stades de Bafoussam et de Limbe, d’une capacité de 20 000 places chacun, sont d’ores et déjà en construction. S’agissant des villes de Douala et Yaoundé, la construction de deux stades aux capacités de 50 000 et 60 000 places devant abriter les cérémonies d’ouverture et de clôture, stades dont les études sont avancées, est envisagée. Il en est de même du réaménagement des stades existants à Yaoundé et à Garoua aux normes prescrites par la Caf.

Couverture médicale

A cela vient se greffer la nomenclature des infrastructures hospitalières et hôtelières de référence existantes, ainsi que leurs plans de développement ; le plan de développement des voies routières, ferroviaires et aériennes. On se souvient que le 23 novembre 2013, le président du Comité de normalisation via une correspondance adressée au secrétaire général de la Caf, indiquait que outre l’engagement du gouvernement camerounais concernant l’organisation de la Can 2019 et la mise à disposition des stades et aires d’entraînement, la Fécafoot s’engage à régler le problème des visas d’entrée et de sortie, la douane, la sécurité, le transfert bancaire et devises, les permis de travail, les contrats, les assurances, le transport et parking, les salles de travail de la Caf, la couverture médicale, la situations des hôtels, une carte géographique avec la mention des lieux prévus pour les matches avec indication des distances, etc. Résultat : la Caf a été séduite et n’attend plus que de voir le Cameroun à l’œuvre.

© Christian TCHAPMI, Marie L. MAMGUE | Le Messager

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